MiniDLNA: le serveur UPnP/DLNA léger

A la recherche d’un serveur UPnP à installer sur mon plug-computer Docktsar, on m’a conseillé MiniDLNA, un serveur UPnP qui répond enfin à mes attentes.

Un petit tour d’horizon

J’avais déjà fait il y a un moment un tour d’horizon de ce que je pouvais installer sur un serveur Debian.

Disponible dans les dépôts Debian Lenny:
Gmediaserver – UPnP Mediaserver
Mediatomb – UPnP MediaServer
uShare – Lightweight UPnP A/V Media Server

Que je connais aussi:
FUPPES
PyMeds
PS3 Media Server
Twonkyvision (aka TwonkyServer) License d’utilisation payante.

Mais aucun ne m’avais pleinement satisfait, soit trop lourds à gérer, trop gourmands en ressources, ne tenant pas forcément la charge d’une grosse collection, des incompatibilités diverses et variées (tant au niveau interne avec les fichiers, les tags, qu’avec certains clients UPnP), des classements farfelus de la médiathèque et/ou de l’ordre des pistes, parfois l’obligation d’un mode de navigation dans la médiathèque pas très ergonomique pour une collection conséquente, ou encore l’impossibilité de naviguer dans la bibliothèque lors que le serveur est en train de streamer un fichier…
Bref aucun ne répondait pleinement à ce que je cherchais, excepté peut-être Twonkyvision qui est payant.

MiniDLNA

MiniDLNA (anciennement ReadyDLNA) est un serveur dont l’objectif est d’être pleinement compatible avec les clients DLNA/UPnP-AV. Il a été développé par un employé de la société NETGEAR pour leur gamme de NAS « ReadyNAS ».
Donc dans sa conception MiniDLNA est pensé pour fonctionner sur de petites machines aux capacités restreintes (tel que les NAS), ce qui est idéal pour le Dockstar (CPU ARM, 128Mo de RAM).

Il est aussi réputé pour être plus compatible que certains autres serveurs UPnP/DLNA avec différents matériels un peu capricieux dans l’électronique grand public (ex: Téléviseurs avec fonctionnalité DLNA).

En téléchargement est disponible un binaire pré-compilé pour architecture x86 et son fichier de conf. Une simple extraction de l’archive en plaçant minidlna dans le répertoire /usr/sbin/ et minidlna.conf dans le répertoire /etc/. Puis quelques réglages dans le fichier de conf, lancer minidlna et hop ça a fonctionné direct sur mon portable sur Ubuntu.

Parfait rendu sur ma radio wifi Freecom MusicPal: navigation par artistes, albums, recherche de fichier, mais surtout possibilité de navigation dans l’arborescence du système de fichiers (ce que je préfère). Les pistes sont bien classées dans le bon ordre, lancez un morceau et il enchaine automatiquement ceux qui suivent dans le même dossier.
Le seul « désagrément » inévitable mais attendu c’est la durée du scan initial de la bibliothèque si celle-ci est conséquente.

Installation de MiniDLNA sur le Dockstar (Debian)

Étant donné que le Dockstar de Seagate (équivalent du PogoPlug, basé sur SheevaPlug) a une architecture processeur différente (ARM Marvell Kirkwood 1,2 GHz), il va falloir compiler MiniDLNA.

Un petit tutoriel? Allez…
Bon déjà ne pas oublier qu’on est avec l’utilisateur root.

On installe d’abord les dépendances requises pour la compilation:

aptitude install build-essential libexif-dev libjpeg-dev libid3tag0-dev libflac-dev libvorbis-dev libsqlite3-dev libavformat-dev libuuid1


Puis on va se placer dans le dossier temporaire:

cd /tmp/


On télécharge le fichier des sources (ici la dernière version en date était la 1.0.18):

wget http://downloads.sourceforge.net/project/minidlna/minidlna/1.0.18/minidlna_1.0.18_src.tar.gz


Et l'on décompresse l'archive:

tar -xzvf minidlna_1.0.18_src.tar.gz


On se met dans le dossier des sources décompressées "minidlna":

cd minidlna


Et on lance un "make"

make


Il n'y a plus qu'à copier les fichiers obtenus aux bons endroits:

cp minidlna /usr/sbin/
cp minidlna.conf /etc/
cat linux/minidlna.init.d.script > /etc/init.d/minidlna
chmod +X /etc/init.d/minidlna
chmod 755 /etc/init.d/minidlna


On peut faire un peu de ménage en désinstallant les paquets "dev" destinés à la compilation:

aptitude remove libexif-dev libjpeg-dev libid3tag0-dev libflac-dev libvorbis-dev libsqlite3-dev libavformat-dev

Voilà, vous n'avez plus qu'à faire les réglages de vos préférences (dossier où sont stockés vos medias, port d'écoute, pochettes d'albums, etc...) dans le /etc/minidlna.conf puis de lancer minidlna, soit par:

./usr/sbin/minidlna

ou plus propre:

/etc/init.d/minidlna start

Note: /etc/init.d/minidlna vous permet de l'ajouter en démarrage automatique à votre séquence de boot ;)

update-rc.d minidlna defaults

Cas pratique et personnel sur le Dockstar:

MiniDLNA a mis 1h15 pour scanner 71815 fichiers, c'est très honorable en considérant le petit CPU du Dockstar, sa RAM et le fait que les medias soient sur un disque USB.

Néanmoins lors du scan/indexation il se gauffre complétement et passe un temps monstre dès qu'il trouve le moindre fichier de playlist de type m3u.

Le problème des fichiers de playlist:
Lors du scan il a passé ~ 2 minutes d'analyse par fichier m3u qu'il a trouvé, s'il en trouve tout un tas l'indexation ne finira jamais...
(il fait une comparaison récurrente de dingue dans une énorme base sqlite sur des valeurs sans index, je vous laisse imaginer le massacre pour ceux qui ont l'habitude des bases de données)

Comme je n'ai aucune utilité des fichiers m3u, ni pls, je les ai effacé de ma bibliothèque en me rendant dans le dossier où sont stockés mes medias et en utilisant ces commandes:

find . -name "*.m3u" -exec rm '{}' \;
find . -name "*.M3U" -exec rm '{}' \;
find . -name "*.pls" -exec rm '{}' \;
find . -name "*.PLS" -exec rm '{}' \;

Le cache de MiniDLNA mis dans le répertoire /tmp:
Par défaut MiniDLNA génère ses fichiers de cache (base de données, etc...) dans le dossier temporaire /tmp/ qui dégage à chaque reboot (ça veut dire rescanner tout à chaque démarrage de la machine).
Une option est disponible depuis des récentes version pour stocker ces données ailleurs (au choix de l'utilisateur).
Il suffit de renseigner la variable "db_dir" dans le fichier de configuration, ex:

db_dir=/var/cache/minidlna

note: je n'avais vu nulle part cette mention, on me l'a indiqué dans un forum.

Une fois le scan terminé, en fonctionnement normal il ne consomme que très peu de ressource:
4.5% de la mémoire (sur 128Mo de RAM) et quasi 0% de CPU (à peine quelques % en pointe)

Seagate Dockstar en déstockage, un Plug Computer très abordable.

C’est suite à une promotion repérée sur le topic d’un forum que je suis du coin de l’oeil, que j’ai décidé de passer enfin au Plug Computer (ordinateur de la taille d’une prise, ou intégré dans une prise): Seagate déstocke ses Dockstar, vendus à 15€ pièce (attention les commerçants en ligne ont vite fait de repérer l’agitation sur un de leurs produits et d’en remonter très vite le prix).

Le Dockstar, tel qu’il est présenté et commercialisé par Segate

C’est une base (dock) pour les disques durs externes Seagate FreeAgent Go 2.5″, qui permet la mise en partage des données via le service en ligne my.pogoplug.com de la société Cloud Engine.
Voici la présentation officielle: http://www.seagate.com/www/fr-fr/products/network_storage/freeagent_dockstar/

Ce service en ligne qui permet des utilisation très aisée a cependant trois gros inconvénients:
- il est gratuit la 1ere année de l’activation du service (car fournit avec le matériel) et payant les années suivantes (~30€/an).
- il ne faut pas avoir peur de confier à une société tierce les accès en ligne et la sécurité des données stockées sur votre disque dur, ainsi qu’un potentiel droit de regard sur vos données à leur propre discrétion…
- via un système privateur de mises à jour, ils peuvent se permettre de faire ce qu’ils veulent de votre matériel: l’upgrader, le révoquer ou le désactiver…

Bref, Seagate en a fait fabriquer une belle quantité, l’a commercialisé à 99$ et cela a du être un flop commercial (notamment à cause de la gestion en ligne tierce et payante et de mauvaises critiques de ce service lié) car ils liquident désormais les stocks à bas prix.

Ce que le Seagate Dockstar est en réalité

C’est un Sheevaplug sous-vitaminé, un mini-ordinateur avec comme spécifications:
- Processeur ARM Marvell Kirkwood 1,2 GHz
- 128Mo de RAM
- 256Mo de mémoire Flash NAND, dont ~32Mo occupés par le système/firmware
- 3 ports USB
- 1 port mini-USB (le port du haut du dock est en fait un mini-USB mâle standard)
- 1 port Ethernet Gigabit
- Consommation annoncée: entre 4 et 8W selon le fonctionnement (et en incluant la consommation d’un HDD 2.5″)
- 8,6 x 8,5 x 3,8, cm (long. x larg. x prof.) / Poids : 0,50 kg

Limites: pas de calcul CPU en virgule flottantes, pas de Real Time Clock (à contourner avec le service NTP).

Que peut-on faire du Dockstar ?

Il y est possible de se passer du système originel et d’en faire ce que l’on veut en y installant Debian, Plugbox Linux ( Arch Linux compilé pour Sheevaplug et Seagate Dockstar), OpenWRT… d’autres plus spécialisés comme FreeSwitch ou PlugBX, et fort probablement d’autres systèmes à venir étant donné la compatibilité de l’architecture ARM et l’intérêt de la communauté sur ce type de matériel.
La machine est capable de booter soit sur sa mémoire flash interne, soit (après légère adaptation du bootloader) sur un media USB (clef, disque dur externe,…) :D

Il y a donc de quoi faire un petit serveur très capable, sans bruit, discret et basse consommation, sa taille ridicule permet de le planquer n’importe où. C’est parfait pour une machine fonctionnant 24h/24!
Pour info mon petit serveur actuel (sous Voyage Linux, une Debian) est un client léger avec comme spécs: CPU Via C3 500Mhz / 128Mo RAM / 256Mo Flash et s’en sort déjà très bien.

Les 4 ports USB au total et la quantités d’accessoires existants en USB laisse libre-court à l’imagination quant à ce que l’on peut lui rajouter (clef wifi, webcam, carte son, etc…).

Pour voir la bête de l’intérieur, voici des photos de l’ouverture de ses entrailles.

On peut l’imaginer en petit serveur personnel, de mise en réseau de ressources (HDD, imprimante), des services web, serveur de media (upnp, itunes), en serveur VOIP, en serveur de gestion domotique, système de download autonome (torrents, newsgroups, … ), serveur de groupware, de messagerie instantanée, un point d’accès wifi sur mesure (avec portail captif ou sécurité VPN), etc… ça ne dépend que de vos envies.

Voici ce que je compte en faire:
- Serveur OpenVPN (pour me protéger des hotspots quand je suis en déplacement)
- Serveur XMMP/Jabber (Prosody), ainsi qu’un bot jabber (comme ça je n’embêterai plus le serveur jabber.fr avec mes expériences ;) )
- Serveur web léger (Lighttpd ou Nginx), accompagné de PHP et Sqlite
- Serveur UPnP (pour ma radio wifi Freecom MusicPal et le mediacenter de la Neufbox)
- Partage Samba et NFS
- Serveur de sauvegardes programmées
- Gardien de porte (en combinant IPtable, Fail2ban et le bot XMPP)
et peut-être:
- Relais Icecast
- Lecteur audio MPD (en ajoutant une carte son USB)
- Serveur de webcam avec détection de mouvement et système d’alerte

Au prix de 15€ la bestiole, on peut même imaginer plusieurs de ces petites machines avec un usage spécifique pour chacune.

Quelques ressources en vrac:
Plugapps, plugcomputer (son forum et son wiki), forum.hardware.fr (« Topic Unique »: Seagate Dockstar, le plug computer pas cher).

Petit clin d’oeil au passage à Benjamin Bayart: avoir des services en ligne hébergés chez soi sur une machine qui tourne 24h/24, ne coute quasi-rien et consomme que dalles, c’est désormais possible!

Recoller des archives au format 001

Après recoller des archives au format XTM, voici comment sous linux on peut d’une façon simple recoller des archives découpées au format 001, 002, etc…

Je commencerai d’abord par la méthode simple avec Lxsplit, puis je parlerai de la méthode oldschool avec la commande cat.

Lxsplit

Lxsplit est un petit utilitaire en ligne de commande (le pendant Linux de HJSplit pour Windows). Il est disponible sur les dépôts Ubuntu, Debian, etc…
Installable facilement donc, sur Ubuntu soit directement depuis votre navigateur en cliquant ici: apt://lxsplit (grâce au protocole apturl), soit depuis Synaptic, soit avec la ligne de commande suivante:

sudo apt-get install lxsplit

Une fois installé la syntaxe est très simple:
-j pour join (joindre) ou -s pour split (découper)
En cas de recollage choisir le premier fichier de la série soit celui qui se termine par .001, en cas de découpage choisir votre gros fichier suivi de la taille des archives à créer (ex:15M pour 15Mo).

Bon, voici ce que cela donne dans la pratique pour recoller une archive:

lxsplit -j monfichier.iso.001
Creating merged file `monfichier.iso'.
Complete size: 349249931 in 7 files.
Processing file `monfichier.iso.001' ...
Processing file `monfichier.iso.002' ...
Processing file `monfichier.iso.003' ...
Processing file `monfichier.iso.004' ...
Processing file `monfichier.iso.005' ...
Processing file `monfichier.iso.006' ...
Processing file `monfichier.iso.007' ...
Done!

La méthode oldschool: cat

La commande cat: « Concatener des fichiers et les afficher sur la sortie standard ». Elle sert de façon commune à afficher un fichier, par exemple cat monfichier.txt. Mais elle peut aussi joindre des fichiers à la suite (concaténation) si on lui donne la liste des fichiers et le fichier final de sortie (au lieu de la sortie standard).

Méthode fainéante:

cat monfichier.iso.* > monfichier.iso

au lieu de mettre 001, on remplace par *, ainsi il ira chercher dans l’ordre tous les fichiers qui commencent par monfichier.iso. et suivis de quelque chose.

Méthode plus manuelle:

cat monfichier.iso.001 monfichier.iso.002 monfichier.iso.003 monfichier.iso.004 monfichier.iso.005 monfichier.iso.006 monfichier.iso.007 > monfichier.iso

Ici on lui liste manuellement tous les fichiers à utiliser pour créer le fichier final. Bref c’est fastidieux et long (surtout si l’archive est découpée en de nombreux morceaux). On préférera donc la méthode fainéante.

Reprendre possession de ses données Last.fm

C’est en m’intéressant au projet Libre.fm afin d’évaluer son utilisation en tant que backend dans l’un de mes projets que j’ai découvert Lastscrape, un set de petits scripts en python permettant de récupérer ses données d’écoutes confiées à Last.fm/Audioscrobbler.

Libre.fm fait partie des projets d’alternative libre et open-source à ces services en ligne auquel l’on confie tant de ses données en s’en retrouvant dépossédé quant à l’utilisation qui en est faite après par l’opérateur et/ou ses partenaires commerciaux.

La philosophie de ces alternatives qui commencent à voir le jour (la plus connue étant Identi.ca, concurrent libre de Twitter) est globalement (et expliquée grossièrement) que:
1. les technologies utilisées sont open-source
2. elles utilisent ou créent des standards ouverts
3. vous pouvez ré-utiliser ces technologies pour vous créer un service similaire, compatible et inter-connectable. Par exemple en local, dans votre entreprise, pour votre communauté ou derrière votre firewall…
4. les données envoyées au serveur central (si vous décidez d’utilisez celui-là) restent votre propriété ou sont mise en licence ouverte (pas de prise de possession ou de tentative de copyright)
5. vous restez maitre des données que vous avez publiées: import/export/modification/publication/suppression…

Mais revenons-en à Lastscrape…

Lastscrape

Lastscrape permet de gérer au mieux son passage de Last.fm à Libre.fm en récupérant son historique d’écoute afin de l’injecter dans son compte Libre.fm et ne pas repartir de zéro.

Tout est documenté sur le wiki: les fichiers à télécharger (lastscrape.py , gobble.py , import.py, mais aussi une version non bugguée de python-beautifulsoup à mettre dans le même répertoire), la ligne de commande pour récupérer les données, comment nettoyer ces données (dans le cas de doublons de la part de Last.fm) et la commande pour importer ces données vers Libre.fm, et en prime-abord rendre exécutable les deux scripts lastscrape.py et import.py par un chmod +x.

En lançant en ligne de commande un simple

./lastscrape.py monidentifiant dump.txt

la récupération des données se lance tranquillement, l’opération est un peu longue car Last.fm les envoie au compte-goute, mais au final j’ai pu récupérer mes 25000 scrobbles rapports d’écoute depuis la fin 2006 dans un fichier texte.

Un petit extrait:

Beat Pharmacy	Rooftops (feat. Coppa)	2009-05-24T13:34:28Z
Maurizio	Dublicator	2009-05-24T12:35:16Z
Blackdown	Crackle Blues (Burial Remix)	2009-05-24T12:29:22Z
Blackdown	Lata	2009-05-24T12:24:11Z
Los Black Stars	La Piragua	2009-05-24T12:21:07Z

Artiste, titre et date/heure, échappés par des tabulations… bref utilisable comme fichier csv pour l’importer à souhait dans ce que l’on veut (fichier excel, base de données, etc…).

J’en viens à m’effrayer que cela ne demande aucun mot de passe et que l’on peut donc récupérer l’historique d’écoute de n’importe qui!

Pour l’importation dans Libre.fm prière de lire entièrement la page du wiki avant de vous lancer, notamment pour éliminer les doublons parfois générés par Last.fm (pour cela une simple ligne de commande avec awk suffit) , car les doublons peuvent faire planter le script. Puis il suffit alors d’un simple

./import.py monidentifiant dump.txt

Bien entendu le mot de passe de votre compte libre.fm vous sera demandé cette fois-ci ;)
La phase d’importation est assez longue (surtout si vous avez une historique conséquente) car elle se fait par lot de 50 lignes pour ne pas surcharger le serveur.

Un petit tour sur le site utilisateur de Libre.fm pour voir que cela importe tranquillement…

Conclusion

Que vous désiriez utiliser Libre.fm et ne pas commencer sans historique d’écoute ou pas, Lastscrape est dans les deux cas utile afin d’avoir une sauvegarde en local de vos données stockée chez Last.fm.

Car comme tout service en ligne non-libre on ne sait jamais ce qu’il peut devenir à terme (changement de politique sur les données et leur accès,…). J’en veux pour exemple le cas de CDDB/Gracenote où des milliers d’utilisateurs ont permis pendant des années la constitution de la base de donnée en la remplissant manuellement et pouvaient y accéder à souhait, puis du jour au lendemain la société Gracenote a dit à ces utilisateurs d’aller se faire foutre, qu’il y avait un copyright sur cette base et que son accès serait commercialisé sous licence d’utilisation…

MeeGo: moblin + maemo, une distribution avec du potentiel

Il y a peu de temps je cherchais un système d’exploitation pour mes parents néophytes en informatique. Celui retenu était Ubuntu Netbook Edition, et parmi les candidats éliminés il y avait Moblin et son pendant ubuntuesque Moblin Netbook Remix.
Cependant Moblin (soutenu par Intel) est revenu sous une nouvelle mouture suite à sa fusion avec le projet Maemo (sponsorisé par Nokia pour ses tablettes mobiles) et de cette fusion est né Meego, dont le nom « étrange » évoque probablement que cet OS se destine aux appareils mobiles et qu’il compte placer l’utilisateur au centre.

J’ai donc voulu tester MeeGo dans sa version Netbook et voir finalement ce que cela donne…

Quoi de neuf pour Meego?

Une meilleure intégration avec Gnome.
Taks pour la gestion des taches, Evolution pour les e-mails et le calendrier, Nautilus comme gestionnaire de fichier, Banshee (avec gstreamer en backend) pour lire musiques et vidéos, Empathy pour la messagerie instantanée, Network-Manager pour les connections réseau, etc… Le tout étant plutôt bien intégrés au niveau de la gestion des fenêtres mais surtout au niveau des fonctionnalités se retrouvant sur le dashboard et ses différentes activités.

Le système de packages RPM ainsi que YUM pour leur gestion, tout deux issus de Fedora,
Personnellement je préfère le système de gestion de paquets de debian. Mais de toute façon l’important c’est surtout le fait d’avoir un système de packaging bien rodé et ouvert qui permet de pouvoir compiler et distribuer facilement pour cette distribution, et même de créer des dépôts alternatifs pour ne pas être à la merci d’un « AppStore » d’un fabricant ou d’un ISP quelconque (car ces derniers ont souvent la fâcheuse tendance à considérer leurs clients comme des otages).

Un cycle de développement et de release tous les 6 mois
Largement inspiré des distributions les plus connues. Cela va permettre de donner plus de visibilité à Meego sur le web et dans les médias, de faire avancer le projet à marche forcée, et surtout de rassurer constructeurs et utilisateurs tentés de l’installer: ce n’est plus le Nième projet « proof of concept » d’OS, il s’agit désormais d’une vraie distribution avec son cycle de développement.
On peut critiquer ce cycle de développement car il induit de sortir des nouveautés à tout prix dans les délais même si c’est instable ou de prioritiser des choses inutiles et bling-bling juste pour du marketing (cf: controverse Ubuntu Vs Debian), mais dans la phase naissante/montante d’une distribution ça permet de donner un sacré coup de boost au projet.

Projet hébergé par la Linux Fundation
Donc le projet est libre et indépendant de Intel ou Nokia (ce qui est une bonne chose). Ça veut dire libre possibilité d’améliorer, d’adapter, de forker la distribution, mais aussi de réutiliser de bonnes idées ou composants logiciels dans d’autres projets.

openSUSE Build Service
Pour la générations des images le service OBS pourra permettre à qui veut de générer une image du système selon les spécificités voulues (packages, customization, architecture matérielle, …).

Une communauté
Un forum utilisateur ainsi qu’un wiki qui s’étoffe peu à peu, une mailing-list et un canal IRC pour les développeurs, des conférences et réunions, des soutiens de différents grands nom de l’industrie (Telecom, Software, Hardware).

Retour d’expérience

J’ai testé MeeGo (édition Netbook) sur mon fidèle Thinkpad T61 100% Intel (Core2Duo / Chipset graphique GMA X3100 / Wifi, Ethernet, son: Intel). Autant en live-DVD qu’en live-USB tout fonctionne nickel, matériel détecté et fonctionnel à 100%. En live-USB c’est d’une rapidité bleuffante.

C’est plus agréable à utiliser que Moblin ou Moblin-remix car l’intégration plus approfondie de Gnome a fait du bien.
J’entends par là par exemple la gestion des fenêtres qui étaient auparavant un désastre (pas de plein écran et redimensionnement des fenêtres impossible) pour toute application n’ayant pas fait l’objet d’adaptation pour l’interface Clutter/Mutter, c’est désormais bien mieux géré, plus harmonieux et plus souple.
D’autre part, auparavant chaque application lancée l’était dans un bureau virtuel différent (alias « Zone ») résultant une sacrée lourdeur à l’utilisation. Désormais c’est le standard Gnome dans la gestion des bureaux virtuels (toujours appelés « Zones »), donc plus souple et agréables. Toutes les fenêtres des applications vont par défaut sur le bureau (zone) 1, puis ensuite on déplace et on gère comme on veut.

L’intégration à l’interface globale de certains outils propre à Gnome est plutôt bien réussie. On n’a pas forcément l’impression d’utiliser ces applications Gnome mais ce sont bien elles qui font le boulot.
Vous pouvez cliquer pour agrandir les captures d’écran ci-dessous de Network-Manager et d’Empathy afin de vous rendre compte de l’intégration à l’interface globale:

Note: pour ceux qui ont l’habitude d’utiliser Gnome, ils retrouveront plus facilement leurs pas pour utiliser/adapter/customiser le système. Pour exemple Nautilus et le montage de répertoires distants, et le gestionnaire de thèmes de Gnome:

On peut ajouter / retirer / ordonner les onglets de l’interface globale comme on le veut.
Du coup si l’on n’a pas le fibre sociale exacerbée, on peut virer l’onglet dédié aux réseaux sociaux (Twitter/Last.fm).
Il est possible d’en rajouter d’autres, pour l’instant seulement 2 sont proposés: la gestion de l’historique du copier/coller et les gadgets Google. Mais les développeurs auront la possibilité d’en créer d’autres, ça promet de belles intégrations avec des outils usuels (perso j’y verrais bien un terminal disponible à tout moment).

Une base logicielle encore assez pauvre
MeeGo Garage (le Software Center/Apps Store de MeeGo) dispose de seulement 16 applications, quant à gpk-application (le Gestionnaire de paquets pour GNOME) fait office de petit poucet comparé à la base de paquet dans Synaptic pour Ubuntu.
Pas de paquets pour les codecs et conteneurs de medias autre que Theora et Ogg Vorbis… Il vous faudra compiler vous même si vous voulez écouter ou regarder des mp3, xvid, h264, aac, mp4, vmw, etc…

Installation
Plutôt séduit par MeeGo, j’ai voulu aller au-delà de l’utilisation en « live » et l’installer en dur sur mon ordinateur, afin de pouvoir conserver mes réglages et préférences. La procédure d’installation est très sympathique et accueillante.

Cependant grand bien m’a fait d’avoir lu pas mal de choses sur le web, le wiki et le forum avant de l’installer. Pour préserver mon système (Ubuntu, avec Grub2 comme gestionnaire de boot), j’ai du réaliser l’installation de façon un peu exotique (voir pourquoi plus bas dans la partie « Gestionnaire de boot »):
- Depuis Ubuntu avec Gparted, j’ai 2 crée nouvelles partitions: une de 250Mo et une autre de 4Go
- Toujours sous Ubuntu j’ai sauvegardé ma MBR (très important)
- lors de l’installation de MeeGo, j’ai opté pour le partitionnement manuel, avec la partition de 250Mo formatée en EXT3 montée comme « /boot » et la partition de 4Go formatée en BTRFS montée comme « / ».
- une fois l’installation terminée et finalisée, j’ai démarré sur un liveCD d’Ubuntu pour restaurer ma MBR. Là Grub re-fonctionne et permet de démarrer Ubuntu. Ensuite j’ai rajouté à grub une entrée pour MeeGo (via le fichier: /boot/grub/menu.lst). Ca donne quelque chose comme ça:

title Meego
root (hd0,6)
kernel /vmlinuz-2.6.33.3-11.1-netbook root=/dev/sda8 ro

(évidemment les références sont propres à mon partitionnement, mais vous pouvez en déduire la logique. Dans mon cas « /boot » est sur /sda7 = hd0,6 et « / » est sur /sda8)

Incertitudes, ou pourquoi attendre avant de l’installer?

Architecture logicielle
L’architecture logicielle choisie ne sera finalisée qu’en version 1.1 (sortie prévue cet automne 2010), la version 1.0 bien que fonctionnelle semble être plus une démonstration qu’une release stable au niveau de l’architecture.

Gestionnaire de boot
Le gestionnaire de boot n’est pas flexible pour un sous: il prend la main et dégomme la MBR, il ne cohabite pas avec Grub, pas d’auto-détection des autres systèmes installés. Pour ceux qui ont Windows d’installé il faudra aller rajouter à la main (un petit coup par la console et VI) l’entrée pour votre système. Pour ceux ayant un Nux installé c’est plus galère car il faudra prévoir au-préalable de bouger Grub ou Lilo de votre système ailleurs qu’en MBR (sur une partition /boot par exemple) puis faire la manip manuelle, ou bien faire comme moi: sauvegarder la MBR avant installation de MeeGo puis la restaurer après.

Base logicielle trop légère pour des utilisateurs lambdas
C’est encore réservé aux geeks, les vrais, ceux qui peuvent lancer un terminal pour faire autre chose que ce que le système leur impose ou pour compiler les outils qui leur maquent, pas ceux décrits dans les médias et qui se contentent d’acheter des ipads ou des iphones et de gazouiller sur Facebook. Ces derniers devront attendre une prochaine version 1.1 en automne ou fin 2010 pour la pré-installation directe sur les netbooks neufs et tablettes du marché.

GTK Vs Qt
Quasiment tout le système de MeeGo Netbook est construit sur une base Gnome/GTK alors que le projet MeeGo recommande aux développeurs d’applications d’utiliser Qt et des API Qt. Ça peut sembler très incohérent comme positionnement surtout pour la version Netbook de MeeGo, mais ça peut se comprend à un autre niveau stratégique: Trolltech qui développe Qt appartient à Nokia (co-sponsor de MeeGo) qui essaye surement de placer ses pions… d’autre part MeeGo va tenter de toucher aussi d’autre marchés comme les téléviseurs, les smartphones, tablettes tactiles, ordinateurs end-user embarqués en voitures,… où Qt sera probablement plus léger sur ce genre d’environnement hardware, notamment avec écrans tactiles. Mais quid de la cohabitation GTK et Qt?

Support matériel
Bon c’est là où ça pêche car Intel pense évidemment à lui-même, donc Meego ne supporte que des plateformes 100% Intel (processeur ET carte graphique), la fonction SSSE3 est obligatoire (cpu: Atom, Core2Duo, Core i).
Nokia quant à lui s’occupe du portage sur ARM pour sa plateforme N900.
Mais le projet est libre, donc cela permet à terme de le porter pour d’autres architectures et composants matériels.

Conclusion

La version 1.0 est encore immature pour une utilisation en production, et de surcroit pour l’utilisateur moyen. Son numéro de versionning est à mon avis galvaudé car il laisse penser à une release stable et robuste, j’aurai plutôt opté pour l’appeler MeeGo 0.9 pour ma part.
Si l’on considère que cette version n’est pas une release stable mais une preview, on peut alors lui passer ses défauts de jeunesse (stabilité, bugs, manque de complétude) et MeeGo s’avère très convainquant. Tellement convainquant que j’ai voulu l’installer et le garder comme second système (en cohabitation avec Ubuntu). Il me servira comme système joli, rapide et simple lorsque je n’ai que des utilisations non-créatrices passives à faire: web/mail/IM/détente multimedia.

Je pense que MeeGo a tous les atouts pour réussir et devenir une distribution majeure (une bonne base libre et ouverte et des soutiens de poids), et pourquoi pas pré-installé en standard OEM sur les netbooks en cohabitation avec le sempiternel Windows, là où Xandros et d’autres ont été un échec. Néanmoins ce succès ne viendra que si des développeurs se rallient en nombre au projet, que la base logicielle s’étoffe considérablement et que le support matériel soit bien plus vaste.
Il peut même faire venir sur Linux des éditeurs logiciels traditionnellement cantonnés à l’univers Windows (ex: Cyberlink qui va porter PowerDVD pour MeeGo).
Néanmoins, la concurrence peut se faire rapidement ne serait-ce que de la part des distributions existantes: l’intégration de certains composants et de l’interface utilisateurs doit être assez aisée à faire pour d’autres distributions (Mandriva prépare déjà sa version « MeeGo » de Mandriva Mini…).

Si vous avez du matériel pleinement compatible (CPU: Atom, Core2Duo, Core i / carte graphique Intel / Pas de puce wifi Broadcom), je vous conseille de tester MeeGo au moins en liveCD ou liveUSB.

Chrome Frame: Google s’attaque à Internet Explorer

Google a décidé de s’attaquer une nouvelle fois à Microsoft, toujours sur le terrain du navigateur web mais cette fois-ci avec une optique moins frontale: celle du moteur de rendu du navigateur Internet Explorer.

L’aspect utilisateur final

En plus de proposer leur navigateur maison Google Chrome, voici qu’ils proposent Google Chrome Frame qui vient taquiner IE de l’intérieur. Sous forme de plugin à installer sur votre système (Windows uniquement, évidemment), Chrome Frame vient remplacer directement dans IE le moteur de rendu HTML/Javascript natif par celui de Google Chrome (basé sur Webkit).

Bien entendu, cela ne substitue que le moteur de rendu et rien d’autre des fonctions du navigateur. Vous conservez Internet Explorer avec toutes ses fonctions, c’est juste la façon d’interpréter le code html et css et d’afficher les pages web qui change. De plus, le moteur de rendu Chrome Frame ne vient pas se substituer en permanence à celui d’Internet Explorer, c’est au bon vouloir de l’utilisateur, quand il le désire ou quand le site visité lui signale qu’il est compatible avec Chrome Frame…

Séduire les développeurs web

Mais comme souvent pour faire connaître et adopter ses services, Google va d’abord séduire les développeurs web!
Google propose donc, en plus de Chrome Frame pour les utilisateurs finaux, des meta-tags (documentation pour l’intégration) et une librairie javascript à intégrer/utiliser dans vos pages web pour: basculer le rendu de votre site automatiquement sur Chrome Frame si le visiteur l’a déjà installé ou bien proposer au visiteur d’installer Chrome Frame s’il est utilisateur d’IE.

Quel est l’intérêt pour le développeur web à part d’essayer de faire disparaître IE pour ne plus avoir à faire des hacks et des règles d’exceptions pour IE qui ne respecte pas les standards ? (Ce qui en soit est déjà une belle motivation)
- Proposer aux utilisateurs d’IE qui le souhaitent d’avoir une expérience enrichie de son site web: HTML5, CSS3 et javascript plus rapide.
- Proposer aux utilisateurs d’IE qui ne peuvent pas utiliser un autre navigateur (ex: en entreprise) d’enrichir leur façon de surfer. J’ai vu encore en 2010 des utilisateurs qui restent coincés sur IE6 à cause de logiciels métiers ou de fonctionnalités d’une partie de l’intranet qui dépendent de composants ActiveX uniquement compatibles avec IE6.
- Coder d’une seule et unique façon (selon les standards) et annoncer à ses visiteurs: soit vous aurez une version pourrie et bancale avec IE, soit vous aurez du version superbe en ajoutant le moteur de rendu Chrome Frame. (c’est un peu radical, j’en conviens)

Réel intérêt de Google Chrome Frame dans les projets web

Franchement, je pense que cela n’empêchera pas de toujours devoir penser à hacker son code pour le rendre compatible avec les différentes versions d’IE, car il y aura toujours un pourcentage d’utilisateurs IE parmi les visiteurs.
Cependant dans un environnement clôt comme l’intranet d’une entreprise obligé d’utiliser IE pour différentes raisons, cela permet un déploiement plus rapide des projets web internes (car moins de temps de codage), et de supporter plus de fonctionnalités (html5, css2/3, javascript moderne) dans ces projets. Il suffira juste de déployer Chrome Frame par une petite installe sur le poste des utilisateurs (soit à la main ou soit en automatique pour tout le parc via l’administrateur IT).

Une petite vidéo de présentation:

Lien (téléchargement et documentations): http://code.google.com/chrome/chromeframe/

Ubuntu Netbook Remix comme OS pour débutants

Mes parents sont tout frais, tout neufs au niveau de l’informatique. Ils n’ont quasiment jamais touché à un ordinateur. Ils ont toujours refusé d’en utiliser un pour leur activité professionnelle (tout au papier, crayon et calculette; et leur métier était 100% manuel), prétextant: « on s’y mettra quand on sera en retraite, on ne va pas se prendre la tête avec ça maintenant ».
Et pourtant j’ai toujours fait en sorte qu’il disposent d’un ordinateur à la maison, mais ils ne l’utilisent quasiment jamais, trop compliqué! Et les quelques essais qu’ils ont fait avec Windows ont été rapidement sans suite (le livre Windows pour les nuls traine toujours au fond d’un tiroir).
Toute opération nécessitant l’ordinateur: mise à jour du GPS, vidage des photos de l’APN, impressions, gravage de CD, envoi de mail, recherche sur le web, etc… sont reléguée pour quand les gamins passent à la maison…

Seulement voilà, la retraite a déjà sonné depuis presque 2 ans maintenant, le manque cruel d’autonomie face à cette bête étrange qu’est l’ordinateur se fait sentir. Frustration de ne pouvoir imprimer soi-même ses photos, vider l’APN, envoyer et recevoir des mails, aller chercher des infos sur le web, etc…

Le moment est opportun pour mettre en conjonction plusieurs effets levier

- l’installation récente d’un relais bricolé pour se connecter à un hotspot Neuf WiFi/SFR WiFi Public distant disponible dans leur village. Cela leur permettra d’avoir un accès d’appoint à Internet bien plus pratique que la pauvre connexion RTC dont ils disposent (ils n’ont pas besoin d’un abonnement ADSL à payer tous les mois pour l’instant pour leur usage). Avoir un accès à Internet plus rapide et plus simple que le RTC va les motiver à utiliser l’ordinateur.
- des distributions Linux très orientées grand public et faciles d’accès, qui sont apparues grâce à l’essor du marché des netbooks et des MID.
- n’ayant pas eu le temps d’avoir l’esprit formaté par l’utilisation de Windows, l’utilisation d’un OS Linux posera moins de problème, car non seulement plus simple, mais ils n’auront pas à faire face à la résistance naturelle au changement d’un utilisateur windows lamdba: « Je suis perdu, il est où mon menu démarrer. Mon bouton machin n’est plus au même endroit…mais comment je vais faire…c’est plus pareil…bla bla bla »
- des machines de taille ridicules avec une puissance correcte disponibles sur le marché: netbook et nettop. Ça réduit l’empreinte physique du gros ordinateur qui fait peur.
- une grande télévision LCD 30″, sur laquelle sera branché l’ordinateur (planqué puisque de taille minuscule). Facile d’approche (l’ordi c’est la télé) et permettant une bonne lecture sans avoir à se coller le nez sur l’écran et sans aller se cloître dans un coin du bureau.

Je me suis donc mis en recherche d’un système d’exploitation simple à utiliser pour mes parents, basé sur GNU/Linux de préférence.
Pourquoi Linux? Pour un premier constat de poids pour un débutant: la sécurité! Ne pas se soucier d’histoires de virus et d’antivirus, de vers, de trojans, de backdoor, rootkit, de réglage de firewall (et ceci même derrière un routeur), d’applications potentiellement dangereuses, de logiciels récupérés par-ci ou par là, d’installations qui foirent le système et le rendent instable, de désinstallation logicielle encore pire, etc… c’est déjà quelque chose d’énorme. L’installation facile et centralisée des logiciels est aussi un autre atout, tout comme la stabilité du système grâce au système de dépendances et la séparation des droits user/admin qui confère une qualité plus « foolproof » à l’utilisation du système.
De plus c’est beaucoup simple d’appréhender Linux qui est, je trouve, plus intuitif en beaucoup de points. Ceux qui pensent que Windows est plus simple, c’est tout simplement parce qu’on les a formé à Windows (et uniquement cela) de façon intensive, mais de premier abord Windows est très déroutant et pas simple d’approche. Et pour bien des cas cette formation a eu lieu dès l’école, car c’est l’éducation nationale qui forme à ses frais les utilisateurs pour que Microsoft les récupère comme clients captifs. Bref c’est comme si je disais que dans l’absolu la langue française est difficile à apprendre, et que quelqu’un dont c’est la langue maternelle me réponde: « ben non, j’ai plus de mal à apprendre l’anglais »…

Je vais donc vous faire un petit inventaire des systèmes que j’ai testé, en commençant par celui que j’ai retenu.

Ubuntu Netbook (aka Ubuntu Netbook Remix)


Voilà le candidat que j’ai retenu pour initier pour de bon mes parents et les rendre autonomes.

Pour le tester j’ai utilisé l’alpha de la version Lucid Lynx (10.4), j’ai même fait une petite démo à ma mère qui semblait plutôt convaincu. Le système démarre plutôt rapidement, même sur une machine pas très récente, l’essai était sur un Thinkpad T40 datant de 2003 branché sur la grosse TV 30″.
Le remplacement du bureau traditionnel par le lanceur d’application est redoutable d’efficacité pour un débutant. Il est possible de faire abstraction d’une bonne partie du système, l’objectif est que mes parents soient agnostiques au système d’exploitation et se concentrent quasi uniquement sur les applications.

Tout est organisé autour du lanceur, celui-ci reprend comme base le menu gnome, aussi il est facilement customisable via le menu Système > Préférences > Menu Principal, ainsi je ne vais faire afficher à mes parents que quelques applications (navigateur web, mail, visualisateur de photos, etc…) au début et au fur et à mesure qu’ils auront de l’aisance je leur rendrai visibles d’autres applications.
Les applications se lancent en plein écran par défaut, la barre de titre de l’application courante (avec son bouton de fermeture) est alors automatiquement intégrée dans le panel du haut qui liste aussi les applications en cours, le raccourci vers le bureau et les notifications. Il n’y a jamais plusieurs fenêtres qui se superposent dans tout les sens et qui créent la confusion chez un débutant, l’affichage est standardisé et homogène. Bref un bel effort de simplification et d’harmonisation plutôt bien réussi.

Au final pour un débutant c’est très simple à prendre en main, élégant et ergonomique. Il y a tout ce qu’il faut en logiciels dans les repositories Ubuntu (alias: Software Center) pour combler ses besoins. Il n’a pas grand chose à apprendre: une heure ou deux de familiarisation et c’est bon. Et un débutant, contrairement à un utilisateur windows à convertir, ne viendra pas vous réclamer par exemple d’avoir l’artillerie lourde d’Adobe Photoshop (piraté bien évidemment) pour retailler ses photos car il ne sait pas faire autrement.

L’intérêt d’Ubuntu Netbook c’est aussi d’avoir toute la puissance d’Ubuntu derrière comme base solide, stable et complète. Ce n’est pas un système au rabais, c’est juste une autre façon de penser l’ergonomie et l’utilisation du système. De ce fait je peux installer aussi tous les outils logiciels que j’utilise, comme ça je peux travailler sur leur ordinateur quand je passe chez eux, mettre les raccourcis dans un menu que je n’active que lorsque je suis là, afin de ne pas les perturber.

Après une brève démonstration à ma mère, je lui ai demandé d’aller me chercher la recette des ponchkis (beignets polonais que me faisait ma grand-mère), elle a allumé l’ordi, est allé sur l’onglet Favoris, a lancé Firefox et a tapé « recette ponchki » dans google et a trouvé une recette :D

L’iso pour l’utiliser en Live CD (c’est normal que ce soit assez lent en Live CD) ou l’installer sur disque dur est disponible à cette adresse: http://cdimage.ubuntu.com/ubuntu-netbook/

Mandriva InstantOn


Inspiré des mini distro du style Splashtop (appelé aussi « Express Gate », chez Asus) qui démarrent quasi instantanément et se réduisent à un minimum applicatif.

Mandriva commercialise InstantOn de deux façons:
- soit en OEM pour les intégrateurs et constructeurs d’ordinateurs, dans ce cas c’est customisé par Mandriva selon les spécificités voulues par le client.
- soit au grand public pour la somme de 9.90€, mais dans ce cas c’est « tel quel » avec juste quelques applications de base.

Force est de constater que ça marche très bien et ça répond exactement à ce qui est annoncé. Ça démarre très très rapidement, il n’y a que quelques applications mais ultra simple d’accès et d’utilisation.

Là où ça se corse c’est dès qu’on veut aller plus loin avec ce système et en faire un peu plus. On se confronte aux limites de ce système. Déjà la résolution uniquement en 4/3 (800×640, 1024×768 et 1280×1024) en 16bits, pour limiter les ressources du système il n’y a pas de serveur X, c’est du framebuffer ou un dérivé.
Mais le plus difficile c’est la customisation, je sais ce système n’est pas conçu pour ça, mais puisqu’il y a une base Mandriva derrière c’est possible et j’anticipe que les besoins de mes parents évolueront dans le temps (donc besoin de nouvelles applications, etc…)
L’ajout d’applications, la personnalisation du bureau et du lanceur d’applications n’est pas simple. Il faut aller lancer l’exécutable xterm avec le navigateur de fichiers depuis /usr/bin là on récupère une console et on peut commencer à faire des choses: installer les repositories pour les paquet RPM, et installer à la main en ligne de commande avec urpmi les applications voulues. C’est encore moins simple de rajouter des raccourcis pour ensuite pour lancer ces nouvelles applications (faut bien bidouiller). Mais pour ceux qui voudrons s’y tenter un forum utilisateur est disponible avec une petite communauté sympathique, des ressources, des trucs et d’astuces: Forum Mandriva IO (InstantOn). Un wiki plus sommaire est aussi disponible: http://wiki.mandriva.com/fr/Mandriva_InstantOn.

Je n’ai pas retenu ce système, car même s’il est très bien tel quel, il est trop restreint de base pour un usage comme système principal et s’avère trop compliqué à faire évoluer par la suite.

Android x86


Et oui le système Android pour smartphone, sponsorisé par Google, est aussi disponible sur ordinateurs conventionnels grâce au portage sur plateforme X86 (donc la plupart des ordinateurs du marché).

Concernant l’installation d’applications additionnelles, si votre système n’est pas lié à un constructeur ayant signé un partenariat avec Google, pas d’accès à l’Android Market. L’app store installé de base est extrêmement restreint et il vous faudra chercher et trouver par vous même sur le web les applis téléchargeable pour Android… pas simple.

Même si l’idée d’avoir Android sur un ordinateur est sympa au premier abord, l’interface est surtout pensée pour du tactile + quelques boutons de raccourcis… à la souris et au clavier finalement ça devient vite contre-productif.
Les menus sont ceux d’un smartphone sous stéroïde, finalement pas si sobre que ça pour des débutants et il y a des réflexes de navigation à acquérir qui ne sont pas forcément si intuitifs que ça.
Il vous faudra aussi disposer d’une carte SD lisible par votre ordinateur, car Android ne considère (d’après ce que j’ai vu) que la carte SD comme système de stockage.

Je pense que j’utiliserai probablement Android dans des hacks de matériels que j’aurai détourné de leur utilisation initiale. Mais ça ne rempliera pas les fonctions attendues pour mes parents.

Les iso sont disponibles à ces endroits: http://www.android-x86.org/ et http://www.androidx86.org/

Moblin


Moblin dispose selon moi de l’interface/gestionnaire de bureau intégré la plus originale et attirante à l’oeil au premier abord par son aspect et son ergonomie fluide. Je vous invite à regarder: la petite vidéo de démo de Moblin 2.0 ainsi que les captures d’écran de Moblin 2.1
Par contre c’est un projet (même s’il est désormais maintenu par la Linux Fundation) développé par Intel pour Intel, sans matériel 100% Intel point de salut.

L’iso est disponible à cet endroit: http://moblin.org/downloads

Pour tester Moblin sur un ordinateur standard, je me suis donc reporté sur Ubuntu Moblin Remix.

Ubuntu Moblin Remix

Ubuntu Moblin Remix est en fait un portage de Mutter (l’interface et le système de bureau de Moblin) sur une base Ubuntu. Cela permet de s’essayer avec la philosophie de l’interface utilisateur de Moblin sur un matériel qui n’est pas restreint à celui de Moblin (autre que tout 100% Intel).
On se rend vite compte que Moblin est orienté « réseau social » sur plusieurs panels (dont un avec twitter et last.fm imposés), pour des retraités sans affect social sur le net ce n’est d’aucun intérêt. Le navigateur web bien trop limité pour un usage desktop, pas de plein écran et retaillage laborieux des fenêtres pour toute application hors de celles adaptée pour Moblin, le concept d’un bureau virtuel par application lancée (appelé « zone ») est vraiment lourdingue à l’usage… sinon c’est joli et sympa, mais ça s’arrête là.
Il est possible d’installer des applications non optimisées pour le bureau Moblin (en gros tout ce qui est disponible via les dépôts Ubuntu), mais là tout devient bancal à cause des fenêtres, barre de titre, etc… non modifiées pour fonctionner avec Moblin, et cela devient au quotidien très frustrant à utiliser.

Bref Moblin est un concept original et très intéressant, avec des idées à développer et à reprendre du côté de Gnome ou KDE, mais il n’a rien à faire sur un ordinateur conventionnel, il est bien plus approprié sur un smartphone, une petite tablette ou un MID, et surtout pour des utilisateurs connectés et complètement dépendants aux réseaux sociaux.

Pour l’iso d’installation, je l’ai trouvée ici: http://cdimage.ubuntu.com/ubuntu-moblin-remix/releases/9.10/release/

Les recalés d’entrée

- Passons sous silence Ordissimo (système certes basé sur Debian, mais complétement fermé), EasyOs (j’ai jamais accroché).
- Oublions les cloud OS: Jolicloud, ChromeOS, … car les parents auront une connexion peu consistante au net (Neufwifi), et puis je suis un peu de l’avis de Richard Stallman vis-à-vis du Cloud Computing (et surtout par rapport à l’acception maketing-buzz-grand-public-medias du terme « Cloud Computing » de n’utiliser que des services en ligne. L’utilisation de serveurs virtuels taillés sur demande et disponibles selon l’utilisation de ressources, ce qui est l’origine du terme Cloud Computing c’est bien autre chose à mon sens!).
- Les mini-distributions Slax et Slitaz sont vraiment très bien (j’adore Slitaz, que ce soit dit au passage), mais vraiment trop « geek » d’approche pour mes parents.


L’installation chez mes parents fait parti d’un plan en trois temps:
1. récupérer un hotspot « Neuf WiFi » en relais
2. initier mes parents à l’usage d’un ordinateur et de l’internet (OS libre inside)
3. dépasser les limites et restrictions (à la mode chinoise) de Neuf WiFi pour réellement travailler depuis de tels hotspots grâce à OpenVPN et ne pas faire que du www sur son minitel nouvelle génération.

Répéter et relayer un hotspot Wifi

Pourquoi relayer un Hotspot wifi?

- mes parents n’ont pas de connexion à internet (hormis un vieil accès RTC à Free qui marche encore et atteint 46Kbps avec le vent dans le dos, mais c’est lourdingue le RTC)
- ils n’ont ni l’intention ni l’intérêt de se prendre un abonnement ADSL (à payer tous les mois) pour l’usage qu’ils ont d’internet: pas d’usage de l’ordinateur et pas d’usage d’internet. Et je ne passe que de temps en temps chez eux.
- il y a deux hotspots Neuf WiFi dans leur village, et je suis client de Neuf/SFR (donc j’ai mes indetifiants pour y accéder). Mais on les capte difficilement (à 1% de signal, juché sur un escabeau avec le portable en bout de bras, et dans certains coins de la maison uniquement)
- je ne vais pas cracker le WEP du voisin d’à côté et qu’on reçoit très bien, car c’est illégal
- pas moyen de s’arranger avec un voisin du village pour partager un abo ADSL via wifi. Je ne vais pas m’étendre sur ce point, mais dans ce village il n’y a vraiment pas moyen…
- j’aimerai bien un accès à l’internet quand je passe chez mes parents. Ça me permettrait de rester des weekends plus étendus chez eux (car je travaille avec le net) et de les initier un peu aux joies du réseau (d’abord web et e-mails).

Bref pour moi la meilleure solution, la plus flexible, la moins couteuse est d’attraper le signal du hotspot Neuf WiFi trop éloigné (via un routeur wifi) et de le relayer jusqu’à la maison avec un signal acceptable.

La solution passe par DD-WRT

Pour ceux qui ne connaissent pas dd-wrt, il s’agit d’un firmware alternatif à noyau linux, porté sur pas mal de routeurs wifi (notamment ceux à base de chipset Broadcom ou Atheros). Ce firmware permet d’utiliser pleinement son routeur bien au-delà des fonctionnalités généralement incluses en standard (qui représentent à peine 10% de ce que votre routeur est capable de faire).
Il possède, entre-autre, une fonctionnalité bien sympathique nommée Universal Wireless Repeater, qui va bien me servir.

D’abord il vaut mieux se documenter un peu sur ce qu’est DD-WRT grâce au wiki dédié, puis trouver du matériel compatible grâce à la base de données des routeurs ou à la liste du wiki à propos des routeurs supportés qui me semble plus à jour.
Lire, lire et lire!!! Il y a des méthodes différentes de flashage pour certains routeurs (certaines très simples, d’autres très lourdes et délicates), des versions différentes de dd-wrt selon les routeurs, leur chipset et capacité en ram et cpu… Une mauvaise manipulation, une mauvaise version et vous pouvez flinguer votre routeur (to brick a router). Flasher le firmware d’un matériel n’est jamais une opération anodine!
Bref n’hésitez pas à vous documenter, bien parcourir le forum, le wiki, les pages de wiki et topic du forum dédiées à votre matériel, les avertissements… avant de vous lancer.

Évidemment flasher son routeur vous fait perdre la garantie, donc à ne pas faire sur du matériel neuf si vous n’êtes pas prêt à en assumer les conséquences. Mieux vaut utiliser un routeur qui ne vous sert plus, ou trouver une bonne affaire en occasion.

Note: je ne ferai aucun support dans les commentaires aux gens ayant deux mains gauches et un demi cerveau, qui n’arrivent pas à respecter les procédures à la lettre et à installer et/ou utiliser dd-wrt. Il y a des milliers de pages et de ressources, de nombreux sujets de discussion sur les wiki et forums, donc apprenez à lire… et Google est aussi votre ami.

Universal Wireless Repeater (répéteur sans fil universel)

C’est cette fonctionnalité de DD-WRT qui nous intéresse ici. Elle est décrite entièrement sur le wiki pour les routeurs à base de chipset Broadcom.

Grosso-modo (je ne vais pas vous refaire la page du wiki), en mode Repeater cela consiste à utiliser votre interface réseau wifi comme un client wifi qui se connectera à une autre borne (pour récupérer l’accès au net), puis de créer sur cette même interface une autre interface réseau, virtuelle cette fois-ci, et qui fonctionnera comme un point d’accès et enfin de « bridger » le tout.
L’interface virtuelle sera donc votre « borne wifi » sur laquelle vous connecterez vos ordinateurs, avec son SSID propre et sa sécurité propre (à définir selon vos envies), sa fonction de routage et d’adressage DHCP commun avec les ports LAN de votre routeur (bref le nœud central de votre réseau local). Tandis que l’interface réelle servira tout simplement de port WAN au routeur.

Dans la partie « Wireless Security » vous pouvez définir la sécurité: aucune sécurité sur l’interface wifi principale, puisqu’elle doit se connecter à un hotspot ouvert, et choisissez la sécurité qui vous semble la plus appropriée (WEP=beurk, WPA, WPA2,…) pour votre réseau wifi personnel sur l’interface virtuelle.

Une note toutefois, l’adressage IP fournit par les hotspots Neuf WiFi/SFR WiFi Public sont en 192.168.2.x, donc veillez à mettre la partie réseau local sur une plage d’IP différente (en 192.168.10.x ou 10.0.0.x, etc…) dans Setup > Basic Setup > Network Setup.

J’avais trouvé un bon candidat avec le routeur wifi Linksys WRT150N: flashage vers dd-wrt simplifié, chipset Broadcom, deux antennes. Cependant la puce wifi semble grillée (aucun fonctionnement ni avec le firmware original Linksys, ni avec DD-WRT, la LED du wifi s’allume à moitié), il a du subir un choc électrique.

Je me suis alors rabattu sur le recyclage d’une Fonera (1ere du nom): Fonera 2100, chipset Atheros, une seule antenne. Le flashage de ce petit routeur vers DD-WRT n’est pas simple, mais en suivant bien la procédure on y parvient. Et la fonction « Universal Wireless Repeater » n’est pas supportée pour les routeurs à base de chipset Atheros, cependant une alternative existe.

Pour la Fonera, on fait tout comme décrit la procédure UWR du wiki, excepté dans la partie Wireless > Basic Settings.
La Fonera ne dispose pas du mode « repeater », on va donc configurer l’interface physique comme client et créer une interface virtuelle à laquelle vous donnez le nom de votre choix (SSID) et qui servira à votre réseau wifi personnel, et mettre le tout en « Bridged » (Pas la peine de mettre de nom à Wireless Network Name pour l’interface physique pour l’instant, on verra dans la partie suivante pourquoi).

Grosse limite avec la Fonera: étant donné que c’est une manière atypique d’utiliser le wifi et que ce n’est pas un mode répéteur naturel, l’existence et le fonctionnement du réseau wifi sur l’interface virtuelle sont conditionnés par le fait que l’interface physique soit connectée à une borne. En mode répéteur, dans le fonctionnement normal les deux sont indépendantes et votre interface virtuelle (et son réseau wifi) fonctionne même si la physique n’est pas connectée.. Donc tant que la fonera n’est pas connectée au hotspot le réseau wifi perso fonctionne pas.
Donc pour l’étape qui suit « Attraper le hotspot », il faut vous brancher à la fonera par cable RJ45 au port LAN, car vous ne pourrez pas y accéder en wifi tant que votre fonera ne sera pas connectée au hotspot et n’aura pas reçu une adresse IP de sa part.

Attraper le hotspot

A vous de trouver le meilleur endroit pour placer votre routeur ou orienter l’antenne. Conseil: dans un grenier c’est souvent un bon choix, car les tuiles gênent moins les ondes wifi que les murs en béton armé, les volets roulants en aluminium, les fenêtre anti-UV, interférences électromagnétiques diverses, etc… d’une maison, et puis il y a moins d’obstacle en ligne de mire si vous êtes situé un peu en hauteur. Personnellement, j’ai mis à profit la cabane de jardin de mon père où il range ses outils: un peu distante de la maison, en direction du hotspot à relier et il y a une prise électrique.

Neuf/SFR a mis en place quelque chose qui va s’avérer un outil bien utile dans notre histoire: une carte des hotspots accessibles au clients Neuf/SFR, sous Google Maps. Donc vous pouvez zoomer, passer en mode satellite ou hybride et repérer où se situent les hotspot par rapport à votre maison. C’est bien pratique pour ensuite sur le terrain estimer les bâtiments ou le relief qui peuvent bloquer les ondes, et donc positionner et orienter au mieux votre antenne.

Je vous conseille fortement de vous munir d’une antenne directionnelle (Yagi ou parabolique), ou de vous en fabriquer une. Si les ou l’antenne de votre routeur n’est pas démontable pour la remplacer par une directionnelle, vous pouvez toujours vous fabriquer pour 0€ des réflecteurs directionnels, ça donne de bons résultats.
Pour la Fonera, je me suis équipé de la Fontenna. Cette antenne conçue par Fon est de la vrai daube car elle n’amplifie pas terriblement (bien en deçà de ce qui est annoncé sur la papier), mais elle présente deux avantages de poids: elle rayonne beaucoup vers l’avant (pour choper le signal du hotspot) et un peu vers l’arrière (assez pour couvrir correctement ma maison qui est juste à proximité) et surtout elle est totalement étanche (pour être placée en extérieur à distance, avec le routeur bien à l’abri des intempéries).

Réglez votre interface wifi principale (dans Wireless / Basic Settings) sur le canal 11. Les hotspots Neuf WiFi / SFR WiFi Public sont toujours sur ce canal, donc ça ne sert à rien de perdre du temps inutilement à scanner tous les canaux (et ça évitera que le routeur re-scanne tout s’il perd le signal).
- Pour les chipset Broadcom c’est Wireless Channel à 11
- Pour les chipset Atheros c’est ScanList à 2462 (2462 c’est la fréquence en Mhz du canal 11)

Appliquez les modifications, puis allez dans le menu Status > Wireless, tout en bas de la page un bouton Site Survey vous permet de voir la liste des point d’accès qui ont été repérés lors des scans et leur niveau de signal. Vous pouvez alors affiner l’orientation de votre antenne afin d’avoir le meilleur signal possible pour Neuf WiFi ou SFR WiFi Public (c’est la même chose mais privilégiez « SFR WiFi Public », car je pense que Neuf WiFi va disparaitre à terme pour ne laisser visible que la marque SFR). Puis cliquez sur « join » afin de définir le hotspot voulu comme point d’accès.
On aurait pu juste mettre le nom du SSID du hotspot directement à la main dans la partie Wireless > Basic et le laisser se connecter tout seul (c’est ce que fait l’action « join »), mais passer par Site Survey et Join permet de s’assurer de deux choses:
- éviter les fautes de frappe dans le nom du SSID (et notamment les majuscules…)
- s’assurer que l’antenne est globalement orientée dans la bonne direction et que votre box voit déjà un ou des signaux wifi.

Votre petit relais va se connecter au SSID défini (le hotspot) et obtenir une adresse IP WAN automatiquement, affichée en haut à droite de votre interface de gestion.

Cette image n’est pas représentative, vous aurez une IP du style 192.168.2.x

Note: par la suite une fois connecté au hotspot vous pourrez aussi voir le niveau de signal (et encore affiner l’orientation de l’antenne) depuis le menu Status > Wireless, en bas de page le niveau et la qualité du signal.

Si jamais votre relais se déconnecte il rescannera automatiquement le canal 11 (car on a pris la précaution précédemment de ne limiter qu’à ce canal) et cherchera à se connecter toujours au même hotspot par son SSID.

Voilà, le gros du boulot est fait. Désormais tout est automatique. Votre relais sera constamment connecté en wifi au hotspot (s’y reconnectera automatiquement de temps en temps pour renouveler l’IP en DHCP), et votre wifi local est actif et diffuse sur le même canal 11 avec un nom de réseau que vous avez défini (SSID) et sa sécurité propre (je vous recommande WPA2). Donc vous seul où ceux à qui vous aurez donné le mot de passe pourront s’y connecter.

Connectez-vous à votre relais en wifi (votre ordinateur va alors se voir attribuer une adresse IP locale), ouvrez votre navigateur web et allez sur n’importe quelle adresse web (ex: www.google.fr). Vous allez alors être redirigés sur la page du portail https://hotspot.neuf.fr

Vis-à vis de Neuf WiFi comment ça marche?

Les hotspot Neuf WiFi / SFR Wifi Public installés sur les neufbox de chaque clients sont en fait des portails captifs basé sur chillispot.
Une fois connecté au hotspot vous ne pouvez aller nulle part sur internet excepté sur la page d’authentification (tout autre trafic est bloqué). Utilisez alors vos identifiants Neuf ou SFR, les mêmes que pour vous connecter à votre interface client sur www.sfr.fr et consulter vos factures.

Cette authentification s’effectue sur un serveur RADIUS centralisé de SFR/Neuf (donc même pas la peine d’essayer de hacker le hotspot, pour les plus brute-force d’entre-vous). Une fois authentifié sur le serveur radius, celui-ci autorise sur le hotspot votre machine via son adresse MAC à avoir accès au reste d’internet, pendant une session de 2h.
Le truc bien c’est que dans le cas d’un répéteur de wifi, c’est l’adresse MAC de votre borne qui est utilisée et validée. Donc tous les clients connectés sur votre borne wifi auront accès au net durant cette session, puisque votre borne fait client wifi d’un côté vis-à-vis du hotspot Neuf WiFi et routeur de l’autre côté sur votre réseau wifi à vous pour vos ordinateurs ;) .

J’ai pu tester avec 3 ordinateurs connectés simultanément en wifi sur mon relais , ça marche nickel. Il suffit que l’un d’entre-eux ait initié une session pour que les autres aient accès au net sans besoin de faire quoi que ce soit.

Bien-sur, Neuf WiFi est extrêmement limité: le nombre de ports ouverts est ridicule, c’est juste bon pour faire du web (80 et 443) et du mail non sécurisé et c’est tout (on verra comment contourner ça dans un prochain article). Au niveau bande-passante le propriétaire de l’abonnement ADSL et de la box est toujours prioritaire et il ne vous restera que ce qui ne sera pas utilisé par lui.

Je vous déconseille fortement de passer vos identifiants Neuf/SFR à des personnes dont vous n’avez pas une extrême confiance!!! Car avec vos identifiants, on peut aller sur l’interface client de gestion de votre compte, récupérer vos informations personnelles (adresse, facturation, liste des appels téléphoniques), intercepter vos communications téléphoniques, changer votre compte, commander ou annuler des fonctionnalités ou des options payantes, régler des achats dans des boutiques en ligne. Donc à part si vous souhaitez laisser la porte ouverte au vol de votre identité, de vos informations et vous récupérer une facture ADSL de 3000€, ne partagez pas vos identifiants avec des inconnus (ou avec des proches de peu de confiance qui risquent de les refiler à des inconnus)!

Par la suite…

Il faut que j’enquête un peu, mais vu que DD-WRT permet de passer des commandes en cli et utiliser cronjob, peut-être est-il possible d’automatiser l’authentification au portail du hotspot grâce à curl et ne plus rien avoir à faire manuellement.

L’installation chez mes parents fait parti d’un plan en trois temps:
1. récupérer un hotspot « Neuf WiFi » en relais
2. initier mes parents à l’usage d’un ordinateur et de l’internet (OS libre inside)
3. dépasser les limites et restrictions (à la mode chinoise) de Neuf WiFi pour réellement travailler depuis de tels hotspots grâce à OpenVPN et ne pas faire que du www sur son minitel nouvelle génération.

Ayé! Je suis fibré par SFR!

Trop exaspéré par mon raccordement ADSL d’abord limité à 8Mbps parce que j’ai eu le malheur d’accepter le décodeur TV, puis descendu à 5Mbps lors du passage à ADSL2+, et finalement avec une connexion effective de 4Mbps au maximum (avec le vent dans le dos quand ça marche bien). J’ai finalement pu demander mon raccordement à la fibre par SFR début Janvier, soit 5 mois après que mon immeuble et palier ait été raccordés par Orange et que le commercial d’Orange m’ait proposé son offre.

Le monopole de France Telecom reste dans l’esprit de ses salariés

Mention spéciale au soit-disant technicien, mais surtout très commercial, d’Orange qui n’hésita pas à raconter n’importe quoi sur un ton dédaigneux et condescendant, ex: « de toute façon vous ne pourrez jamais vous faire raccorder par SFR dans cet immeuble, il vous faudra attendre au moins 10 années, il n’y a que nous qui puissions vous proposer la fibre ici », et ce même après lui avoir parler des accords entre Orange et SFR sur le déploiement de la fibre optique… Bref, un reliquat des attitudes monopolistiques qui perdurent encore chez l’opérateur télécom historique.

Temps d’attente

Il m’a fallu attendre exactement 2 mois et 3 semaines après ma demande d’abonnement, pour que deux sympathiques techniciens, sous-traitants de SFR, viennent me raccorder. Ce délais plutôt important s’explique par le fait qu’il faut en moyenne 1 mois d’attente entre l’inscription et la possibilité d’avoir un RDV d’installation (le planning est chargé), et que SFR m’a décommandé le premier RDV au dernier moment à cause d’un soucis technique et ne m’a rappelé que 3 semaines plus tard pour prendre un nouveau RDV (donc 1 mois supplémentaire de délais).

L’installation a duré 2h30, cela aurait pu prendre un peu moins de temps, mais il a fallu attendre d’abord que le gardien soit là pour ouvrir l’accès à la cave, puis la machine à souder la fibre a fait des siennes, le nouveau décodeur TV était défectueux et il a fallu aller en chercher un autre, et finalement ils doivent finaliser l’installation par téléphone avec le service de déploiement de SFR… et là les pauvres, bien qu’ils disposent d’un numéro d’appel spécial pour installateurs, il a l’air aussi débordé que le service client et il a fallu attendre 20 bonnes minutes au standard (avec musique en boucle) pour avoir quelqu’un au bout du fil.

Un constat rigolo, bien que le technicien d’Orange ait démarché (comme un marchand de tapis) tous les habitants de l’immeuble, j’ai inauguré le relais en étant le premier fibré sur un tableau de raccordement tout vierge.

Mise en place

J’ai du insister plusieurs fois pour ne pas qu’on m’installe « tout ce bordel » à côté de la TV, alors que j’ai tout mes équipements informatiques, électriques et réseau de l’autre côté de la pièce. Je pense que c’est le réflexe standard de mise chez SFR, qui pour moi fonctionne plus comme un diffuseur de TV et un opérateur de téléphonie que comme un vrai FAI.

Les équipements changent:
- Neufbox5, de couleur noire, avec 4 ports Gigabit (comprenant le port pour le décodeur TV qui n’est plus à part).
- Un boitier ONT de raccordement fibre, relié à la neufbox en RJ45 et au boitier mural via une fibre optique (un boitier de plus… avec ses diodes vertes, son alimentation électrique). C’est le même que pour Orange.
- Un nouveau décodeur TV (toujours basé sur le Netgem 7600), mais sans besoin de carte à puce, avec une nouvelle télécommande, c’est la même mais avec une ergonomie différente.

Une fois le raccordement, dans la cave sur l’armoire de « brassage » et sur le boitier du palier effectués, ce fut le raccordement dans mon appartement.
Internet fut assez vite fonctionnel, le wifi aussi (que j’ai désactivé aussitôt les installateurs partis).
Le portage de la téléphonie est pour l’instant en cours: les appels sortants sont fonctionnels, mais pas encore les appels entrants (ce sera l’affaire de quelques jours normalement)
Le décodeur TV désormais sans carte à puce doit se synchroniser, mettre à jour son système à l’installation, et mettre à jour les droits (notamment DRM) car désormais dépourvu de carte à puce. Le premier décodeur sorti plantait systématiquement à l’étape 4, un second décodeur pour le remplacer s’est installé sans problème.

Sur le forum de lafibre.info vous pourrez voir en détail les étapes et le matériel utilisé pour un raccordement. Ce n’est pas chez moi, me cela a été sensiblement similaire à mon installation.

Conclusion et satisfaction

Les installateurs étaient très sympathiques. Un peu sous le stress du petit sous-traitant d’un grand groupe (SFR n’installe pas lui-même mais fait appel à pas mal de prestataires techniques pour l’installation). Ils ne sont pas payé par SFR si le raccordement complet, jusqu’à ce que tout fonctionne pour le client, n’est pas effectif. Et ce quelque soit le temps qu’ils y ont passé, c’est un peu hard je trouve. Et si un autre prestataire doit revenir pour finaliser l’installation, c’est ce dernier qui sera rémunéré par SFR.

Leur procédure d’installation semble bien au point, très détaillée et documentée. De mes deux installateurs, un semblait chevronné et l’autre un peu plus novice, mais tout s’est bien déroulé.

Une fois les installateurs partis, j’ai coupé le wifi, éteint le décodeur TV, branché mon ordinateur par câble réseau à la neufbox5 et suis allé faire un petit tour sur Speedtest.
(note: ne pas tester en wifi!!! car c’est un facteur limitant, le débit du wifi est inférieur à votre connexion internet et fausse les résultats…)

Wow!!! C’est beau, c’est chouette. C’est le maximum que j’aurai, et cela baissera je pense en fonction des heures de la journée, et quand d’autres habitants de l’immeuble seront raccordés.
L’offre fibre de SFR promet un débit théorique (et maximum, non garanti) de 100Mbps en download et 50Mbps en upload.
A enquêter, mais je pense que le débit doit être capé par thread, et non du 100Mbps sur un seul thread…

Il me faut encore tester la fonctionnalité UPnP AV, car la neufbox5 fait office de serveur (si un media externe en USB est raccordé), et le décodeur fait office de client. Pour l’instant je n’arrive pas à accéder au serveur Mediacenter installé sur mon serveur debian, et qui fonctionnait avec l’ancien décodeur TV -> une petite modification à faire dans le fichier /usr/bin/mediacenter/httpd/httpd.conf.template pour autoriser l’IP du décodeur qui obtient désormais une adresse via le DHCP de la neufbox, donc Allow from 192.168.1.83 à rajouter dans mon cas (cette IP peut être différente chez vous).

La nouvelle neufbox ne dispose plus de port RJ45 dédié au décodeur TV, ce dernier peut-être raccordé sur n’importe lequel des ports LAN de la box. Cela permet à SFR de proposer l’option « multi-TV » avec plusieurs décodeurs. Mais cela permet aussi de recevoir certains flux TV en multicast directement sur votre ordinateur avec VLC en h264 avec une résolution de 720×576 pixels.
Voici la liste non-exhaustive des chaines non-cryptées et accessibles en multicast: France 3, France 5, Arte, Direct 8, TMC, NT1, NRJ12, LCP, BFM, I-TV, Virgin 17, Gulli, TV5 Monde, France O, KTO, CNN, CNBC, Al Jazeera et Canal+ (pour les plages en clair).

Voir ce sujet pour récupérer la playlist des multicasts pour VLC, ainsi que ce topic du forum neufbox4.org pour le complément.

La neufbox5 dispose de deux ports USB pour le partage de fichiers qui utilise désormais le protocole samba/cifs. Donc une fois réglé dans l’onglet « applications » de l’interface de la neufbox, c’est accessible facilement depuis Nautilus avec l’adresse smb://192.168.1.1/ (suivi du nom de votre partage). Les ports USB donnent assez de jus pour auto-alimenter un disque dur externe au format 2.5″, le nouveau bloc d’alimentation de la neufbox y est surement pour quelque chose (convertisseur 12V capable de donner 36W et prise tripole avec fiche de terre). J’ai atteint du 4Mo/s sur le transfert d’un fichier avi de 700Mo depuis la neufbox vers mon ordinateur.

Seuls petits mécontentements insignifiants : la prise péritel fournie avec le décodeur est pourrie, l’image nage et tremble comme un poisson sous speed dans son bocal. Le raccord d’antenne, lui aussi, est pourri, donc dégradation importante du signal TNT relayé à la TV, avec des gels voir plus d’image. Pour moi c’est simple, j’ai remis cette prise péritel dans le carton et branché le décodeur en hdmi, et j’utilise mon propre report d’antenne de bien meilleur qualité et qui ne pose pas de problème.

Et après

Maintenant que je dispose d’une vrai bonne connexion à l’internet, avec un vrai débit montant, je vais enfin pouvoir penser à mettre des services et serveurs chez moi, et un de mes prochains achats de geek sera surement un « plug computer » (petit ordinateur de la taille d’une grosse prise et fonctionnant avec un CPU ARM, et ne consommant que quelques Watts), notamment le Guruplug (un topic en discute sur le forum de hardware.fr).
Note: ayé j’ai mon plug-computer à bas prix avec le Seagate Dockstar!
Voilà qui me permettra de me détacher un peu plus schéma du minitel imposé par les débits asymétriques dérisoires en upload de l’ADSL (cf: « Internet libre, ou Minitel 2.0″ de Benjamin Bayart).

Intégrer les nouveaux messages Thunderbird aux notifications d’Ubuntu

Contrairement à ce précédent article sur les notificateurs de mails, j’utilise désormais Thunderbird ouvert en quasi-permanence (les choses changent: ordinateur plus puissant, écran plus grand, une dizaine de comptes mails, etc…).

Bref, je ne m’étais jamais vraiment penché sur le nouveau (depuis quelques temps) système de notifications intégré dans Ubuntu « libnotify« , mais c’est en consultant le site Hack a Day que je suis tombé sur cet article Simple pop-up notifications, qui pour une fois n’est pas un hack, et ayant pour source Linux Journal.
L’article de Linux Journal décrit la commande notify-send, qui permet d’envoyer depuis une commande le message que l’on veut au système général de notifications.

Je me dis aussitôt que je vais pouvoir à souhait rendre pas mal de softs, de daemons et de cronjobs un peu plus causants.

Quelques instants plus tard, je me suis dit que c’est aussi l’occasion d’améliorer les notifications de mail de Thunderbird… A peine le temps d’associer dans ma tête deux mots et de les formuler à Google: libnotify thunderbird, qu’il me retourne un article « Notification de l’arrivée d’un message avec libnotify » déjà présent dans la doc de Ubuntu-fr.

Grâce au module Mailbox Alert pour Thunderbird, il est possible d’envoyer une ligne de commande à la réception d’un e-mail par Thunderbird. Et cette ligne de commande, en utilisant notify-send, communique l’avertissement des nouveaux messages au système de notification. Excellent!

Le module Mailbox Alert permet, en outre, d’avoir une notification globale similaire pour tous les comptes, pour chaque compte, avec ses sous-dossiers, ou différente et paramétrée dossier par dossier.

Bref tout est expliqué ici: Ubuntu-fr: Notification de l’arrivée d’un message avec libnotify

Un simple clic-droit sur un dossier ou un compte pour choisir « Mailbox Alert » dans le menu contextuel, et configurer les notifications de ce dossier ou compte.

Pour finir, ne pas oublier de désactiver les notifications de Thunderbird, afin d’éviter d’avoir en même temps les notifications disgracieuses intégrées en standard à Thunderbird. Pour cela rendez-vous dans les préférences de Thunderbird et décochez l’option « Afficher un avertissement ».

Et pour l’utilisation de notify-send dans d’autres contextes, c’est à votre libre imagination. C’est à ça que sert un OS libre et ouvert ;)