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Utiliser un graveur virtuel pour créer les DVD de restauration d’un netbook

La problématique du graveur sur les Netbooks

L’intérêt des netbooks est leur taille réduite, et pour limiter celle-ci le lecteur optique n’est quasi jamais présent. D’autre part Windows (que je considère même dans sa version 7 comme un système d’exploitation bancal) a parfois tendance à ne pas repérer correctement un graveur externe USB (mon graveur externe qui fonctionne très bien n’était reconnu que comme lecteur!).

Et d’un autre côté certains fabriquant comme Acer (et ses autres marques: eMachines, Packard Bell, Gateway) ne fournissent pas de DVD de restauration directement mais proposent au client de se les graver soit-même depuis une application sous Windows. Le comble pour un netbook…

Avoir des CD/DVD de restauration est primordial pour plusieurs raisons:
- Votre disque dur (où est situé la partition cachée de restauration) peut vous lâcher à tout moment
- Vous pouvez vouloir changer de disque dur sur votre ordinateur
- Vous pouvez vouloir simplement dégager la partition de restauration pour gagner de la place
- Vous pouvez, consciemment ou non, modifier ou abîmer la MBR (Master Boot Record) qui permet de pouvoir lancer la restauration depuis le disque dur
- Les services clients des constructeurs ne sont pas forcément toujours prompt à vous envoyer les disques de restauration, ou vous le font facturer (et parfois à un prix abusé). Et encore pire après la période de garantie d’un an.

Or, sans graveur de DVD on se retrouve bien coincé!

Virtual CD comme réponse

J’ai cherché quelle solution gratuite, en shareware ou en évaluation pouvait me permettre d’utiliser un graveur virtuel. Résultat pas grand monde: Nero a abandonné ImageDrive, Alcohol 120% ne fait plus graveur virtuel pour le système, la plupart ne font que lecteur virtuel et pas graveur, les autres ne peuvent créer des images disque que depuis leur interface propre (et pas accessible directement depuis le système), et les quelques uns qui peuvent permettre cette pleine fonctionnalité sont limités dans leur version d’évaluation à une taille de disque réduite qui ne permet pas de graver des disques entiers.

Puis je suis tombé sur Virtual CD. Un logiciel qui répond pleinement à cette fonction, certes payant, mais dont la version d’essai de 30 jours est pleinement fonctionnelle. 30 jours c’est largement assez, puisqu’il vous faudra seulement une vingtaine de minutes pour créer vos DVD de restauration.

Une fois Virtual CD installé, votre graveur virtuel multi-format (Blu-Ray, DVD, CD) apparait disponible pour le système:

Lancer la création des disques de restauration d’usine

Ici l’utilitaire de eMachines/Acer/Packard Bell (oui c’est la même maison ;) ) pour créer les disques de restauration d’usine.

Le graveur virtuel est bien repéré et utilisable:

Il vous faudra procéder à la création de 3 images DVD car la restauration est assez lourde…

Préparer un DVD vierge virtuel pour le graveur virtuel

Il suffit pour cela de lancer l’application Virtual CD et dans son menu de choisir de mettre un nouveau DVD vierge dans le graveur: « Insert virtual blank »

Puis d’utiliser l’assistant de création de media vierge: « Run the Blank Media Wizzard »

J’ai choisi d’utiliser ce qu’il y a de plus standard: un DVD-R simple sous forme d’une image disque au format ISO (format reconnu par quasi tous les outils de gravure tous systèmes d’exploitation confondus).
Ne pas oublier de choisir d’insérer ce DVD vierge dans le graveur virtuel, en choisissant la lettre de ce lecteur.

Lancer la gravure du DVD

Une fois le « DVD vierge » dans votre graveur virtuelle, vous pouvez lancer la gravure qui se déroule comme avec un vrai graveur. Même la vérification se déroule comme avec un vrai DVD.

La gravure est fini pour un DVD (dans mon exemple il s’agissait du disque 2), il faudra procéder une nouvelle fois à la création de DVD pour continuer de graver les autres disques de sauvegarde.

Créer d’autres DVD vierges

Retour à l’étape « Préparer un DVD vierge virtuel pour le graveur virtuel » pour faire un nouveau DVD vierge et continuer l’étape de gravure jusqu’à la fin.

Fin de l’étape

Vous obtenez ici 3 images disque au format ISO, que vous pouvez stocker où bon vous semble (sur un autre disque dur ou ordinateur, de préférence), et que vous pourrez graver depuis un autre ordinateur (avec votre logiciel de gravure habituel) quand bon vous semble.

Conclusion personnelle

N’ayant pas eu le temps et la possibilité de passer outre le racket imposé par Microsoft et les constructeurs d’ordinateurs, j’ai du m’acquitter de la taxe qui consiste en la vente forcée de Windows même si l’ont n’en veut pas.

Mais je ne compte pas utiliser/conserver Windows 7 sur mon ordinateur, car je trouve ce système tout aussi naze que ses prédécesseurs (j’ai du pester je ne sais pas combien de fois « mais c’est quoi cette merdasse pourrie! » en ayant à l’utiliser quelques jours… de trop).
Au moins avec les images des disques de restauration, je peux dégager complétement cette daube de mon ordinateur, ainsi que la dizaine de Gigaoctets de la partition de restauration cachée et y mettre un vrai système digne de ce nom (GNU/Linux inside). Et je me garde la possibilité de réinstaller la « boite à neuneu » telle quelle d’usine lorsque je souhaiterai me séparer de ce netbook et le revendre.

Windows c’est plus facile à installer que Linux?

Le cliché que Windows est plus facile à installer que Linux a du mal à partir.

Et pourtant… je viens de réinstaller Windows XP sur le portable de ma belle-soeur, et voici les étapes et les des différents reboots:

39 Minutes d’installation, dit-il.
Déjà il reboote deux fois pendant l’installe: une fois qu’il a finit de copier les fichiers puis une fois qu’il finit de configurer les réglages.
Carte réseau non-reconnue! (une Intel pro 1000) Je vais chercher le driver depuis mon portable Ubuntu, le mets sur une clef USB et l’insère sur le Windows frâichement installé -> Clef USB non-reconnue! Une toute simple Corsair Flash Voyager, mais avec une petite rallonge de 30cm et c’est cette rallonge que Windows n’aime pas, alors qu’Ubuntu ne pose aucun problème…

Une fois que le réseau est réglé, vient le temps de l’activation. Et oui, malgré que j’ai un numéro de licence valide, et que ma clef a été validée lors de l’installation, il m’annonce que ma clef de licence est incorrecte. Il faut alors téléphoner et prouver que je ne suis pas un méchant scélérat alors que je dispose d’une licence collée au dessous du portable. Compter entre 5 et 8 minutes au téléphone à filer une série énorme de chiffres et à noter une série de 42 chiffres qu’un serveur vocal vous balance à toute vitesse par paquets de 6, et qu’il faut faire répéter à chaque fois pour avoir le temps de bien les noter (et si vous avez répondu correctement aux questions posées).

Côté matériel, il reste d’autres matériels sans pilotes: Carte graphique (ATI 9600 Mobility), Modem PCI, Carte son et un périphérique inconnu (mystère).
Je vais chez AMD/ATI chercher le driver, et le site ne m’autorise qu’à télécharger un utilitaire pour vérifier si je peux télécharger le driver ou pas. Réponse de l’utilitaire: non, adressez-vous au fabricant de votre portable (génial…).
Je vais chopper le driver chez IBM/Lenovo, il s’installe mais demande un reboot.
Je décide d’installer un gestionnaire de partition, car Windows ne m’a pas formaté la seconde partition durant l’installe, mais en plus il a fait la partition d’une façon pas très clean -> reboot requis!
Je télécharge et installe le pilote pour la carte son -> reboot nécessaire.

Ho ho, une petit icône jaune pointe son nez: les mises à jours de Windows viennent me dire bonjour. Pour commencer Windows-Installer et une petite mise à jour du sytème. Reboot nécessaire ensuite.
Ho ho la petite icône jaune revient… Et bien oui, la première mise à jour servait à pouvoir installer les suivantes. Et là une floppée de 94 mises à jours s’annoncent (encore heureux que j’ai installé une version avec SP2 inclus). Je suis bon pour un nouveau reboot

Le temps de faussement dégager Outlook Express et Windows Messenger (car ils n’apparaissent plus dans les menus mais sont toujours présents), une nouvelle mise à jour survient: je l’installe ET reboot nécessaire.

Quelques drivers et utilitaires IBM: quelques redémarrages du système donc.
Encore heureux que chez IBM/Lenovo tous les pilotes et utilitaires sont disponibles en un point central, et ce pendant très longtemps (j’avais réinstallé pour une amie son portable qui date de plus de 10 ans dont le HDD avait laché et tout était disponible: drivers, utilitaires, manuels d’utilisation et même de démontage). Chez d’autres constructeurs il y a parfois juste à peine quelques drivers et pas tous, et parfois c’est pire: tu n’as plus le CD de rescue, ou pire la pré-installe sur disque dur car celui-ci est mort? -> va te faire foutre et crève! Et puis ça va IBM n’utilise pas trop de matériel exotique… je n’ai pas eu à me galèrer à identifier le matériel avec un logiciel comme Everest et trouver les drivers dont certains (ex: logitech) rajoutent toute une surcouche logicielle dont on se demande bien à quoi elle sert à part plomber le système.

Puis… quoi encore? Une nouvelle série de 7 mises à jour revient et me demande à nouveau un reboot après installation…

Ah le Service Pack 3!…
Petite lecture sur le site de Microsoft, ils se sont tellement engourdis les doigts pour l’installation d’IE7 que si celui-ci est installé avant le SP3, il ne sera plus désintallable à l’avenir… Recommandation de M$: désinstaller IE7 avant d’installer le SP3. Et un reboot de plus.
Installation du SP3: reboot.
Ré-installation d’IE7 et de ses mises à jour: reboot.
Nouvelles série de 9 mises à jour post-SP3 …et reboot.

Mais…mais j’oublie un truc? Évidemment, je suis sur windows donc un antivirus est de rigueur car n’importe quel droper sur un des centaines de milliers de site web qui s’est fait contaminé par un script-kiddies pourrait me plomber le système.
Allez hop, téléchargement d’un antivirus, installation et redémarrage du système.

Et au final j’ai quoi: perdu des heures dans cette installe, plus d’une quinzaine de redémarrages du système, un OS sans rien doté d’une interface à la Playskool avec juste quelques logiciels moisis: IE, Outlook Express, Windows Media Player. Je sens que je vais faire une image de la partition système afin de ne plus jamais avoir à refaire cette installation sur ce portable à l’avenir.
J’ai du accepter des dizaines d’accord de licences sans prendre le temps de les lire (ils pourraient très bien venir m’arracher un oeil pendant la nuit en forçant ma porte si c’était dans le contrat…) .

Bref, il faut encore se taper un à un le téléchargement et l’installation de chaque logiciels et le peaufinage des réglages du système. Quelle plaie!

Et tout ça pourquoi?
Tout simplement parce que le système était en anglais, et qu’il fallait le mettre en français… Ca laisserait à rire tout utilisateur d’une bonne distro linux.

Edit: Oh et puis quelques heures après mon installation j’ai eu la grande surprise de découvrir que je n’avais plus aucune gestion du réseau. J’ai du dégager le SP3, IE7, l’antivirus puis me taper cette fastidieuse procédure et réinstaller le SP3, IE7 puis l’antivirus. Il s’agissait d’un bug du Service Pack 3 (tiens encore un…), dont Microsoft n’a sorti un correctif que le 24 Juin 2008… Bref que de temps perdu.
Et qu’on ne me dise plus que Windows c’est facile à installer. C’est surtout facile quand il est déjà installé sur un pc neuf grâce à la vente forcée/liée et que l’on jette l’ordinateur avec le système pour en acheter un neuf dès qu’un problème se présente…