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Seagate Dockstar en déstockage, un Plug Computer très abordable.
27/07/10
C’est suite à une promotion repérée sur le topic d’un forum que je suis du coin de l’oeil, que j’ai décidé de passer enfin au Plug Computer (ordinateur de la taille d’une prise, ou intégré dans une prise): Seagate déstocke ses Dockstar, vendus à 15€ pièce (attention les commerçants en ligne ont vite fait de repérer l’agitation sur un de leurs produits et d’en remonter très vite le prix).
Le Dockstar, tel qu’il est présenté et commercialisé par Segate
C’est une base (dock) pour les disques durs externes Seagate FreeAgent Go 2.5″, qui permet la mise en partage des données via le service en ligne my.pogoplug.com de la société Cloud Engine.
Voici la présentation officielle: http://www.seagate.com/www/fr-fr/products/network_storage/freeagent_dockstar/
Ce service en ligne qui permet des utilisation très aisée a cependant trois gros inconvénients:
- il est gratuit la 1ere année de l’activation du service (car fournit avec le matériel) et payant les années suivantes (~30€/an).
- il ne faut pas avoir peur de confier à une société tierce les accès en ligne et la sécurité des données stockées sur votre disque dur, ainsi qu’un potentiel droit de regard sur vos données à leur propre discrétion…
- via un système privateur de mises à jour, ils peuvent se permettre de faire ce qu’ils veulent de votre matériel: l’upgrader, le révoquer ou le désactiver…
Bref, Seagate en a fait fabriquer une belle quantité, l’a commercialisé à 99$ et cela a du être un flop commercial (notamment à cause de la gestion en ligne tierce et payante et de mauvaises critiques de ce service lié) car ils liquident désormais les stocks à bas prix.
Ce que le Seagate Dockstar est en réalité
C’est un Sheevaplug sous-vitaminé, un mini-ordinateur avec comme spécifications:
- Processeur ARM Marvell Kirkwood 1,2 GHz
- 128Mo de RAM
- 256Mo de mémoire Flash NAND, dont ~32Mo occupés par le système/firmware
- 3 ports USB
- 1 port mini-USB (le port du haut du dock est en fait un mini-USB mâle standard)
- 1 port Ethernet Gigabit
- Consommation annoncée: entre 4 et 8W selon le fonctionnement (et en incluant la consommation d’un HDD 2.5″)
- 8,6 x 8,5 x 3,8, cm (long. x larg. x prof.) / Poids : 0,50 kg
Limites: pas de calcul CPU en virgule flottantes, pas de Real Time Clock (à contourner avec le service NTP).
Que peut-on faire du Dockstar ?
Il y est possible de se passer du système originel et d’en faire ce que l’on veut en y installant Debian, Plugbox Linux ( Arch Linux compilé pour Sheevaplug et Seagate Dockstar), OpenWRT… d’autres plus spécialisés comme FreeSwitch ou PlugBX, et fort probablement d’autres systèmes à venir étant donné la compatibilité de l’architecture ARM et l’intérêt de la communauté sur ce type de matériel.
La machine est capable de booter soit sur sa mémoire flash interne, soit (après légère adaptation du bootloader) sur un media USB (clef, disque dur externe,…)
Il y a donc de quoi faire un petit serveur très capable, sans bruit, discret et basse consommation, sa taille ridicule permet de le planquer n’importe où. C’est parfait pour une machine fonctionnant 24h/24!
Pour info mon petit serveur actuel (sous Voyage Linux, une Debian) est un client léger avec comme spécs: CPU Via C3 500Mhz / 128Mo RAM / 256Mo Flash et s’en sort déjà très bien.
Les 4 ports USB au total et la quantités d’accessoires existants en USB laisse libre-court à l’imagination quant à ce que l’on peut lui rajouter (clef wifi, webcam, carte son, etc…).
Pour voir la bête de l’intérieur, voici des photos de l’ouverture de ses entrailles.
On peut l’imaginer en petit serveur personnel, de mise en réseau de ressources (HDD, imprimante), des services web, serveur de media (upnp, itunes), en serveur VOIP, en serveur de gestion domotique, système de download autonome (torrents, newsgroups, … ), serveur de groupware, de messagerie instantanée, un point d’accès wifi sur mesure (avec portail captif ou sécurité VPN), etc… ça ne dépend que de vos envies.
Voici ce que je compte en faire:
- Serveur OpenVPN (pour me protéger des hotspots quand je suis en déplacement)
- Serveur XMMP/Jabber (Prosody), ainsi qu’un bot jabber (comme ça je n’embêterai plus le serveur jabber.fr avec mes expériences
)
- Serveur web léger (Lighttpd ou Nginx), accompagné de PHP et Sqlite
- Serveur UPnP (pour ma radio wifi Freecom MusicPal et le mediacenter de la Neufbox)
- Partage Samba et NFS
- Serveur de sauvegardes programmées
- Gardien de porte (en combinant IPtable, Fail2ban et le bot XMPP)
et peut-être:
- Relais Icecast
- Lecteur audio MPD (en ajoutant une carte son USB)
- Serveur de webcam avec détection de mouvement et système d’alerte
Au prix de 15€ la bestiole, on peut même imaginer plusieurs de ces petites machines avec un usage spécifique pour chacune.
Quelques ressources en vrac:
Plugapps, plugcomputer (son forum et son wiki), forum.hardware.fr (« Topic Unique »: Seagate Dockstar, le plug computer pas cher).
Petit clin d’oeil au passage à Benjamin Bayart: avoir des services en ligne hébergés chez soi sur une machine qui tourne 24h/24, ne coute quasi-rien et consomme que dalles, c’est désormais possible!
Logitech Wireless Music et Debian Lenny
24/09/08
Je fais une mise à jour de Debian aujourd’hui comportant une mise à jour d’alsa et la conséquence directe: plus de son sur ma carte son USB.
En fait de carte son, il s’agit du système de diffusion audio de Logitech nommé Logitech Wireless Music System for PC
Une petite vidéo:
L’émetteur envoie le son en bluetooth au récepteur branché sur ma chaîne hi-fi. La partie encodage et profil bleutooth A2DP est gérée en hardware par l’émetteur et celui-ci se comporte comme une simple carte son utilisant le pilote/module snd-usb-audio de linux. Pour la partie pairing bluetooth il suffit de faire se reconnaître l’émetteur et le récepteur une première fois à l’aide du bouton « Connect », ensuite ils se reconnaîtront automatiquement à chaque fois (ce qui est pratique car pour certains autres produit audio bluetooth il faut faire l’association émetteur/récepteur à chaque utilisation).
Bref, c’est un petit truc bien sympa qui fonctionne out-of-the-box sur Windows, Ubuntu, et Debian Etch et qui me permet d’avoir ma box debian, équipée de MPD, planquée au fond de la cuisine et le son qui arrive sans fil dans mon salon. Le tout contrôlable depuis mon ordinateur portable avec Sonata et plus encore.
Mais c’est avec Debian Lenny que les problèmes surviennent…
Debian Lenny: CPU VIA C3 et noyau linux 2.6.2x-686, attention!
2/09/08
Aujourd’hui j’ai voulu passer ma petite machine basée sur une carte mère mini-itx Via Epia M10000 (processeur Via C3 à 1Ghz) à la nouvelle version de Debian, j’ai nommé Lenny, dont les paquets ont été gelés et qui va passer en stable sous peu.
La procédure d’upgrade est des plus simples:
faire un apt-get update && apt-get upgrade pour mettre à jour tout ce qu’il faut de votre version etch (pas spécialement nécessaire, mais je préfère le faire).
Puis apt-get autoremove && apt-get clean pour nettoyer ce qui traine d’anciens paquets résiduels.
Remplacer etch par lenny dans /etc/apt/sources.list. Puis apt-get update pour mettre à jour la liste des paquets, suivi d’un apt-get dist-upgrade pour lancer l’upgrade.
J’ai mis de côté les fichiers de configuration des serveurs (mysql, apache, samba, etc…) car je sais qu’il va me demander lors de l’upgrade si je veux garder les anciens ou installer les nouveaux. Par défaut lors que je vois qu’il y a trop de modifs, j’installe les nouveaux et je reconfigure ensuite.
L’upgrade de debian est en général un bonheur. Mais pas aujourd’hui…
Tout se passe bien, jusqu’au moment où la console me sort ces lignes.
Processing triggers for initramfs-tools ...
update-initramfs: Generating /boot/initrd.img-2.6.26-1-686
Errors were encountered while processing:
netatalk
E: Sub-process /usr/bin/dpkg returned an error code (1)
puis retour du curseur.
Je désinstalle netatalk qui devait traîner sur ma machine lorsque j’avais essayé mt-daap et je redémarre ma machine naïvement. Plus de réponse de la machine… obligé d’y brancher un écran et un clavier pour voir ce qu’il s’y passe.
Et là, suprise:

