Linux
MiniDLNA: le serveur UPnP/DLNA léger
10/08/10
A la recherche d’un serveur UPnP à installer sur mon plug-computer Docktsar, on m’a conseillé MiniDLNA, un serveur UPnP qui répond enfin à mes attentes.
Un petit tour d’horizon
J’avais déjà fait il y a un moment un tour d’horizon de ce que je pouvais installer sur un serveur Debian.
Disponible dans les dépôts Debian Lenny:
Gmediaserver – UPnP Mediaserver
Mediatomb – UPnP MediaServer
uShare – Lightweight UPnP A/V Media Server
Que je connais aussi:
FUPPES
PyMeds
PS3 Media Server
Twonkyvision (aka TwonkyServer) License d’utilisation payante.
Mais aucun ne m’avais pleinement satisfait, soit trop lourds à gérer, trop gourmands en ressources, ne tenant pas forcément la charge d’une grosse collection, des incompatibilités diverses et variées (tant au niveau interne avec les fichiers, les tags, qu’avec certains clients UPnP), des classements farfelus de la médiathèque et/ou de l’ordre des pistes, parfois l’obligation d’un mode de navigation dans la médiathèque pas très ergonomique pour une collection conséquente, ou encore l’impossibilité de naviguer dans la bibliothèque lors que le serveur est en train de streamer un fichier…
Bref aucun ne répondait pleinement à ce que je cherchais, excepté peut-être Twonkyvision qui est payant.
MiniDLNA
MiniDLNA (anciennement ReadyDLNA) est un serveur dont l’objectif est d’être pleinement compatible avec les clients DLNA/UPnP-AV. Il a été développé par un employé de la société NETGEAR pour leur gamme de NAS « ReadyNAS ».
Donc dans sa conception MiniDLNA est pensé pour fonctionner sur de petites machines aux capacités restreintes (tel que les NAS), ce qui est idéal pour le Dockstar (CPU ARM, 128Mo de RAM).
Il est aussi réputé pour être plus compatible que certains autres serveurs UPnP/DLNA avec différents matériels un peu capricieux dans l’électronique grand public (ex: Téléviseurs avec fonctionnalité DLNA).
En téléchargement est disponible un binaire pré-compilé pour architecture x86 et son fichier de conf. Une simple extraction de l’archive en plaçant minidlna dans le répertoire /usr/sbin/ et minidlna.conf dans le répertoire /etc/. Puis quelques réglages dans le fichier de conf, lancer minidlna et hop ça a fonctionné direct sur mon portable sur Ubuntu.
Parfait rendu sur ma radio wifi Freecom MusicPal: navigation par artistes, albums, recherche de fichier, mais surtout possibilité de navigation dans l’arborescence du système de fichiers (ce que je préfère). Les pistes sont bien classées dans le bon ordre, lancez un morceau et il enchaine automatiquement ceux qui suivent dans le même dossier.
Le seul « désagrément » inévitable mais attendu c’est la durée du scan initial de la bibliothèque si celle-ci est conséquente.
Installation de MiniDLNA sur le Dockstar (Debian)
Étant donné que le Dockstar de Seagate (équivalent du PogoPlug, basé sur SheevaPlug) a une architecture processeur différente (ARM Marvell Kirkwood 1,2 GHz), il va falloir compiler MiniDLNA.
Un petit tutoriel? Allez…
Bon déjà ne pas oublier qu’on est avec l’utilisateur root.
On installe d’abord les dépendances requises pour la compilation:
aptitude install build-essential libexif-dev libjpeg-dev libid3tag0-dev libflac-dev libvorbis-dev libsqlite3-dev libavformat-dev libuuid1
Puis on va se placer dans le dossier temporaire:
cd /tmp/
On télécharge le fichier des sources (ici la dernière version en date était la 1.0.18):
wget http://downloads.sourceforge.net/project/minidlna/minidlna/1.0.18/minidlna_1.0.18_src.tar.gz
Et l'on décompresse l'archive:
tar -xzvf minidlna_1.0.18_src.tar.gz
On se met dans le dossier des sources décompressées "minidlna":
cd minidlna
Et on lance un "make"
make
Il n'y a plus qu'à copier les fichiers obtenus aux bons endroits:
cp minidlna /usr/sbin/
cp minidlna.conf /etc/
cat linux/minidlna.init.d.script > /etc/init.d/minidlna
chmod +X /etc/init.d/minidlna
chmod 755 /etc/init.d/minidlna
On peut faire un peu de ménage en désinstallant les paquets "dev" destinés à la compilation:
aptitude remove libexif-dev libjpeg-dev libid3tag0-dev libflac-dev libvorbis-dev libsqlite3-dev libavformat-dev
Voilà, vous n'avez plus qu'à faire les réglages de vos préférences (dossier où sont stockés vos medias, port d'écoute, pochettes d'albums, etc...) dans le /etc/minidlna.conf puis de lancer minidlna, soit par:
./usr/sbin/minidlna
ou plus propre:
/etc/init.d/minidlna start
Note: /etc/init.d/minidlna vous permet de l'ajouter en démarrage automatique à votre séquence de boot
update-rc.d minidlna defaults
Cas pratique et personnel sur le Dockstar:
MiniDLNA a mis 1h15 pour scanner 71815 fichiers, c'est très honorable en considérant le petit CPU du Dockstar, sa RAM et le fait que les medias soient sur un disque USB.
Néanmoins lors du scan/indexation il se gauffre complétement et passe un temps monstre dès qu'il trouve le moindre fichier de playlist de type m3u.
Le problème des fichiers de playlist:
Lors du scan il a passé ~ 2 minutes d'analyse par fichier m3u qu'il a trouvé, s'il en trouve tout un tas l'indexation ne finira jamais...
(il fait une comparaison récurrente de dingue dans une énorme base sqlite sur des valeurs sans index, je vous laisse imaginer le massacre pour ceux qui ont l'habitude des bases de données)
Comme je n'ai aucune utilité des fichiers m3u, ni pls, je les ai effacé de ma bibliothèque en me rendant dans le dossier où sont stockés mes medias et en utilisant ces commandes:
find . -name "*.m3u" -exec rm '{}' \;
find . -name "*.M3U" -exec rm '{}' \;
find . -name "*.pls" -exec rm '{}' \;
find . -name "*.PLS" -exec rm '{}' \;
Le cache de MiniDLNA mis dans le répertoire /tmp:
Par défaut MiniDLNA génère ses fichiers de cache (base de données, etc...) dans le dossier temporaire /tmp/ qui dégage à chaque reboot (ça veut dire rescanner tout à chaque démarrage de la machine).
Une option est disponible depuis des récentes version pour stocker ces données ailleurs (au choix de l'utilisateur).
Il suffit de renseigner la variable "db_dir" dans le fichier de configuration, ex:
db_dir=/var/cache/minidlna
note: je n'avais vu nulle part cette mention, on me l'a indiqué dans un forum.
Une fois le scan terminé, en fonctionnement normal il ne consomme que très peu de ressource:
4.5% de la mémoire (sur 128Mo de RAM) et quasi 0% de CPU (à peine quelques % en pointe)
Seagate Dockstar en déstockage, un Plug Computer très abordable.
27/07/10
C’est suite à une promotion repérée sur le topic d’un forum que je suis du coin de l’oeil, que j’ai décidé de passer enfin au Plug Computer (ordinateur de la taille d’une prise, ou intégré dans une prise): Seagate déstocke ses Dockstar, vendus à 15€ pièce (attention les commerçants en ligne ont vite fait de repérer l’agitation sur un de leurs produits et d’en remonter très vite le prix).
Le Dockstar, tel qu’il est présenté et commercialisé par Segate
C’est une base (dock) pour les disques durs externes Seagate FreeAgent Go 2.5″, qui permet la mise en partage des données via le service en ligne my.pogoplug.com de la société Cloud Engine.
Voici la présentation officielle: http://www.seagate.com/www/fr-fr/products/network_storage/freeagent_dockstar/
Ce service en ligne qui permet des utilisation très aisée a cependant trois gros inconvénients:
- il est gratuit la 1ere année de l’activation du service (car fournit avec le matériel) et payant les années suivantes (~30€/an).
- il ne faut pas avoir peur de confier à une société tierce les accès en ligne et la sécurité des données stockées sur votre disque dur, ainsi qu’un potentiel droit de regard sur vos données à leur propre discrétion…
- via un système privateur de mises à jour, ils peuvent se permettre de faire ce qu’ils veulent de votre matériel: l’upgrader, le révoquer ou le désactiver…
Bref, Seagate en a fait fabriquer une belle quantité, l’a commercialisé à 99$ et cela a du être un flop commercial (notamment à cause de la gestion en ligne tierce et payante et de mauvaises critiques de ce service lié) car ils liquident désormais les stocks à bas prix.
Ce que le Seagate Dockstar est en réalité
C’est un Sheevaplug sous-vitaminé, un mini-ordinateur avec comme spécifications:
- Processeur ARM Marvell Kirkwood 1,2 GHz
- 128Mo de RAM
- 256Mo de mémoire Flash NAND, dont ~32Mo occupés par le système/firmware
- 3 ports USB
- 1 port mini-USB (le port du haut du dock est en fait un mini-USB mâle standard)
- 1 port Ethernet Gigabit
- Consommation annoncée: entre 4 et 8W selon le fonctionnement (et en incluant la consommation d’un HDD 2.5″)
- 8,6 x 8,5 x 3,8, cm (long. x larg. x prof.) / Poids : 0,50 kg
Limites: pas de calcul CPU en virgule flottantes, pas de Real Time Clock (à contourner avec le service NTP).
Que peut-on faire du Dockstar ?
Il y est possible de se passer du système originel et d’en faire ce que l’on veut en y installant Debian, Plugbox Linux ( Arch Linux compilé pour Sheevaplug et Seagate Dockstar), OpenWRT… d’autres plus spécialisés comme FreeSwitch ou PlugBX, et fort probablement d’autres systèmes à venir étant donné la compatibilité de l’architecture ARM et l’intérêt de la communauté sur ce type de matériel.
La machine est capable de booter soit sur sa mémoire flash interne, soit (après légère adaptation du bootloader) sur un media USB (clef, disque dur externe,…)
Il y a donc de quoi faire un petit serveur très capable, sans bruit, discret et basse consommation, sa taille ridicule permet de le planquer n’importe où. C’est parfait pour une machine fonctionnant 24h/24!
Pour info mon petit serveur actuel (sous Voyage Linux, une Debian) est un client léger avec comme spécs: CPU Via C3 500Mhz / 128Mo RAM / 256Mo Flash et s’en sort déjà très bien.
Les 4 ports USB au total et la quantités d’accessoires existants en USB laisse libre-court à l’imagination quant à ce que l’on peut lui rajouter (clef wifi, webcam, carte son, etc…).
Pour voir la bête de l’intérieur, voici des photos de l’ouverture de ses entrailles.
On peut l’imaginer en petit serveur personnel, de mise en réseau de ressources (HDD, imprimante), des services web, serveur de media (upnp, itunes), en serveur VOIP, en serveur de gestion domotique, système de download autonome (torrents, newsgroups, … ), serveur de groupware, de messagerie instantanée, un point d’accès wifi sur mesure (avec portail captif ou sécurité VPN), etc… ça ne dépend que de vos envies.
Voici ce que je compte en faire:
- Serveur OpenVPN (pour me protéger des hotspots quand je suis en déplacement)
- Serveur XMMP/Jabber (Prosody), ainsi qu’un bot jabber (comme ça je n’embêterai plus le serveur jabber.fr avec mes expériences
)
- Serveur web léger (Lighttpd ou Nginx), accompagné de PHP et Sqlite
- Serveur UPnP (pour ma radio wifi Freecom MusicPal et le mediacenter de la Neufbox)
- Partage Samba et NFS
- Serveur de sauvegardes programmées
- Gardien de porte (en combinant IPtable, Fail2ban et le bot XMPP)
et peut-être:
- Relais Icecast
- Lecteur audio MPD (en ajoutant une carte son USB)
- Serveur de webcam avec détection de mouvement et système d’alerte
Au prix de 15€ la bestiole, on peut même imaginer plusieurs de ces petites machines avec un usage spécifique pour chacune.
Quelques ressources en vrac:
Plugapps, plugcomputer (son forum et son wiki), forum.hardware.fr (« Topic Unique »: Seagate Dockstar, le plug computer pas cher).
Petit clin d’oeil au passage à Benjamin Bayart: avoir des services en ligne hébergés chez soi sur une machine qui tourne 24h/24, ne coute quasi-rien et consomme que dalles, c’est désormais possible!
Recoller des archives au format 001
1/07/10
Après recoller des archives au format XTM, voici comment sous linux on peut d’une façon simple recoller des archives découpées au format 001, 002, etc…
Je commencerai d’abord par la méthode simple avec Lxsplit, puis je parlerai de la méthode oldschool avec la commande cat.
Lxsplit
Lxsplit est un petit utilitaire en ligne de commande (le pendant Linux de HJSplit pour Windows). Il est disponible sur les dépôts Ubuntu, Debian, etc…
Installable facilement donc, sur Ubuntu soit directement depuis votre navigateur en cliquant ici: apt://lxsplit (grâce au protocole apturl), soit depuis Synaptic, soit avec la ligne de commande suivante:
sudo apt-get install lxsplit
Une fois installé la syntaxe est très simple:
-j pour join (joindre) ou -s pour split (découper)
En cas de recollage choisir le premier fichier de la série soit celui qui se termine par .001, en cas de découpage choisir votre gros fichier suivi de la taille des archives à créer (ex:15M pour 15Mo).
Bon, voici ce que cela donne dans la pratique pour recoller une archive:
lxsplit -j monfichier.iso.001
Creating merged file `monfichier.iso'.
Complete size: 349249931 in 7 files.
Processing file `monfichier.iso.001' ...
Processing file `monfichier.iso.002' ...
Processing file `monfichier.iso.003' ...
Processing file `monfichier.iso.004' ...
Processing file `monfichier.iso.005' ...
Processing file `monfichier.iso.006' ...
Processing file `monfichier.iso.007' ...
Done!
La méthode oldschool: cat
La commande cat: « Concatener des fichiers et les afficher sur la sortie standard ». Elle sert de façon commune à afficher un fichier, par exemple cat monfichier.txt. Mais elle peut aussi joindre des fichiers à la suite (concaténation) si on lui donne la liste des fichiers et le fichier final de sortie (au lieu de la sortie standard).
Méthode fainéante:
cat monfichier.iso.* > monfichier.iso
au lieu de mettre 001, on remplace par *, ainsi il ira chercher dans l’ordre tous les fichiers qui commencent par monfichier.iso. et suivis de quelque chose.
Méthode plus manuelle:
cat monfichier.iso.001 monfichier.iso.002 monfichier.iso.003 monfichier.iso.004 monfichier.iso.005 monfichier.iso.006 monfichier.iso.007 > monfichier.iso
Ici on lui liste manuellement tous les fichiers à utiliser pour créer le fichier final. Bref c’est fastidieux et long (surtout si l’archive est découpée en de nombreux morceaux). On préférera donc la méthode fainéante.
MeeGo: moblin + maemo, une distribution avec du potentiel
14/06/10
Il y a peu de temps je cherchais un système d’exploitation pour mes parents néophytes en informatique. Celui retenu était Ubuntu Netbook Edition, et parmi les candidats éliminés il y avait Moblin et son pendant ubuntuesque Moblin Netbook Remix.
Cependant Moblin (soutenu par Intel) est revenu sous une nouvelle mouture suite à sa fusion avec le projet Maemo (sponsorisé par Nokia pour ses tablettes mobiles) et de cette fusion est né Meego, dont le nom « étrange » évoque probablement que cet OS se destine aux appareils mobiles et qu’il compte placer l’utilisateur au centre.
J’ai donc voulu tester MeeGo dans sa version Netbook et voir finalement ce que cela donne…
Quoi de neuf pour Meego?
Une meilleure intégration avec Gnome.
Taks pour la gestion des taches, Evolution pour les e-mails et le calendrier, Nautilus comme gestionnaire de fichier, Banshee (avec gstreamer en backend) pour lire musiques et vidéos, Empathy pour la messagerie instantanée, Network-Manager pour les connections réseau, etc… Le tout étant plutôt bien intégrés au niveau de la gestion des fenêtres mais surtout au niveau des fonctionnalités se retrouvant sur le dashboard et ses différentes activités.
Le système de packages RPM ainsi que YUM pour leur gestion, tout deux issus de Fedora,
Personnellement je préfère le système de gestion de paquets de debian. Mais de toute façon l’important c’est surtout le fait d’avoir un système de packaging bien rodé et ouvert qui permet de pouvoir compiler et distribuer facilement pour cette distribution, et même de créer des dépôts alternatifs pour ne pas être à la merci d’un « AppStore » d’un fabricant ou d’un ISP quelconque (car ces derniers ont souvent la fâcheuse tendance à considérer leurs clients comme des otages).
Un cycle de développement et de release tous les 6 mois
Largement inspiré des distributions les plus connues. Cela va permettre de donner plus de visibilité à Meego sur le web et dans les médias, de faire avancer le projet à marche forcée, et surtout de rassurer constructeurs et utilisateurs tentés de l’installer: ce n’est plus le Nième projet « proof of concept » d’OS, il s’agit désormais d’une vraie distribution avec son cycle de développement.
On peut critiquer ce cycle de développement car il induit de sortir des nouveautés à tout prix dans les délais même si c’est instable ou de prioritiser des choses inutiles et bling-bling juste pour du marketing (cf: controverse Ubuntu Vs Debian), mais dans la phase naissante/montante d’une distribution ça permet de donner un sacré coup de boost au projet.
Projet hébergé par la Linux Fundation
Donc le projet est libre et indépendant de Intel ou Nokia (ce qui est une bonne chose). Ça veut dire libre possibilité d’améliorer, d’adapter, de forker la distribution, mais aussi de réutiliser de bonnes idées ou composants logiciels dans d’autres projets.
openSUSE Build Service
Pour la générations des images le service OBS pourra permettre à qui veut de générer une image du système selon les spécificités voulues (packages, customization, architecture matérielle, …).
Une communauté
Un forum utilisateur ainsi qu’un wiki qui s’étoffe peu à peu, une mailing-list et un canal IRC pour les développeurs, des conférences et réunions, des soutiens de différents grands nom de l’industrie (Telecom, Software, Hardware).
Retour d’expérience
J’ai testé MeeGo (édition Netbook) sur mon fidèle Thinkpad T61 100% Intel (Core2Duo / Chipset graphique GMA X3100 / Wifi, Ethernet, son: Intel). Autant en live-DVD qu’en live-USB tout fonctionne nickel, matériel détecté et fonctionnel à 100%. En live-USB c’est d’une rapidité bleuffante.
C’est plus agréable à utiliser que Moblin ou Moblin-remix car l’intégration plus approfondie de Gnome a fait du bien.
J’entends par là par exemple la gestion des fenêtres qui étaient auparavant un désastre (pas de plein écran et redimensionnement des fenêtres impossible) pour toute application n’ayant pas fait l’objet d’adaptation pour l’interface Clutter/Mutter, c’est désormais bien mieux géré, plus harmonieux et plus souple.
D’autre part, auparavant chaque application lancée l’était dans un bureau virtuel différent (alias « Zone ») résultant une sacrée lourdeur à l’utilisation. Désormais c’est le standard Gnome dans la gestion des bureaux virtuels (toujours appelés « Zones »), donc plus souple et agréables. Toutes les fenêtres des applications vont par défaut sur le bureau (zone) 1, puis ensuite on déplace et on gère comme on veut.

L’intégration à l’interface globale de certains outils propre à Gnome est plutôt bien réussie. On n’a pas forcément l’impression d’utiliser ces applications Gnome mais ce sont bien elles qui font le boulot.
Vous pouvez cliquer pour agrandir les captures d’écran ci-dessous de Network-Manager et d’Empathy afin de vous rendre compte de l’intégration à l’interface globale:

Note: pour ceux qui ont l’habitude d’utiliser Gnome, ils retrouveront plus facilement leurs pas pour utiliser/adapter/customiser le système. Pour exemple Nautilus et le montage de répertoires distants, et le gestionnaire de thèmes de Gnome:

On peut ajouter / retirer / ordonner les onglets de l’interface globale comme on le veut.
Du coup si l’on n’a pas le fibre sociale exacerbée, on peut virer l’onglet dédié aux réseaux sociaux (Twitter/Last.fm).
Il est possible d’en rajouter d’autres, pour l’instant seulement 2 sont proposés: la gestion de l’historique du copier/coller et les gadgets Google. Mais les développeurs auront la possibilité d’en créer d’autres, ça promet de belles intégrations avec des outils usuels (perso j’y verrais bien un terminal disponible à tout moment).

Une base logicielle encore assez pauvre
MeeGo Garage (le Software Center/Apps Store de MeeGo) dispose de seulement 16 applications, quant à gpk-application (le Gestionnaire de paquets pour GNOME) fait office de petit poucet comparé à la base de paquet dans Synaptic pour Ubuntu.
Pas de paquets pour les codecs et conteneurs de medias autre que Theora et Ogg Vorbis… Il vous faudra compiler vous même si vous voulez écouter ou regarder des mp3, xvid, h264, aac, mp4, vmw, etc…
Installation
Plutôt séduit par MeeGo, j’ai voulu aller au-delà de l’utilisation en « live » et l’installer en dur sur mon ordinateur, afin de pouvoir conserver mes réglages et préférences. La procédure d’installation est très sympathique et accueillante.
Cependant grand bien m’a fait d’avoir lu pas mal de choses sur le web, le wiki et le forum avant de l’installer. Pour préserver mon système (Ubuntu, avec Grub2 comme gestionnaire de boot), j’ai du réaliser l’installation de façon un peu exotique (voir pourquoi plus bas dans la partie « Gestionnaire de boot »):
- Depuis Ubuntu avec Gparted, j’ai 2 crée nouvelles partitions: une de 250Mo et une autre de 4Go
- Toujours sous Ubuntu j’ai sauvegardé ma MBR (très important)
- lors de l’installation de MeeGo, j’ai opté pour le partitionnement manuel, avec la partition de 250Mo formatée en EXT3 montée comme « /boot » et la partition de 4Go formatée en BTRFS montée comme « / ».
- une fois l’installation terminée et finalisée, j’ai démarré sur un liveCD d’Ubuntu pour restaurer ma MBR. Là Grub re-fonctionne et permet de démarrer Ubuntu. Ensuite j’ai rajouté à grub une entrée pour MeeGo (via le fichier: /boot/grub/menu.lst). Ca donne quelque chose comme ça:
title Meego root (hd0,6) kernel /vmlinuz-2.6.33.3-11.1-netbook root=/dev/sda8 ro
(évidemment les références sont propres à mon partitionnement, mais vous pouvez en déduire la logique. Dans mon cas « /boot » est sur /sda7 = hd0,6 et « / » est sur /sda8)
Incertitudes, ou pourquoi attendre avant de l’installer?
Architecture logicielle
L’architecture logicielle choisie ne sera finalisée qu’en version 1.1 (sortie prévue cet automne 2010), la version 1.0 bien que fonctionnelle semble être plus une démonstration qu’une release stable au niveau de l’architecture.

Gestionnaire de boot
Le gestionnaire de boot n’est pas flexible pour un sous: il prend la main et dégomme la MBR, il ne cohabite pas avec Grub, pas d’auto-détection des autres systèmes installés. Pour ceux qui ont Windows d’installé il faudra aller rajouter à la main (un petit coup par la console et VI) l’entrée pour votre système. Pour ceux ayant un Nux installé c’est plus galère car il faudra prévoir au-préalable de bouger Grub ou Lilo de votre système ailleurs qu’en MBR (sur une partition /boot par exemple) puis faire la manip manuelle, ou bien faire comme moi: sauvegarder la MBR avant installation de MeeGo puis la restaurer après.
Base logicielle trop légère pour des utilisateurs lambdas
C’est encore réservé aux geeks, les vrais, ceux qui peuvent lancer un terminal pour faire autre chose que ce que le système leur impose ou pour compiler les outils qui leur maquent, pas ceux décrits dans les médias et qui se contentent d’acheter des ipads ou des iphones et de gazouiller sur Facebook. Ces derniers devront attendre une prochaine version 1.1 en automne ou fin 2010 pour la pré-installation directe sur les netbooks neufs et tablettes du marché.
GTK Vs Qt
Quasiment tout le système de MeeGo Netbook est construit sur une base Gnome/GTK alors que le projet MeeGo recommande aux développeurs d’applications d’utiliser Qt et des API Qt. Ça peut sembler très incohérent comme positionnement surtout pour la version Netbook de MeeGo, mais ça peut se comprend à un autre niveau stratégique: Trolltech qui développe Qt appartient à Nokia (co-sponsor de MeeGo) qui essaye surement de placer ses pions… d’autre part MeeGo va tenter de toucher aussi d’autre marchés comme les téléviseurs, les smartphones, tablettes tactiles, ordinateurs end-user embarqués en voitures,… où Qt sera probablement plus léger sur ce genre d’environnement hardware, notamment avec écrans tactiles. Mais quid de la cohabitation GTK et Qt?
Support matériel
Bon c’est là où ça pêche car Intel pense évidemment à lui-même, donc Meego ne supporte que des plateformes 100% Intel (processeur ET carte graphique), la fonction SSSE3 est obligatoire (cpu: Atom, Core2Duo, Core i).
Nokia quant à lui s’occupe du portage sur ARM pour sa plateforme N900.
Mais le projet est libre, donc cela permet à terme de le porter pour d’autres architectures et composants matériels.
Conclusion
La version 1.0 est encore immature pour une utilisation en production, et de surcroit pour l’utilisateur moyen. Son numéro de versionning est à mon avis galvaudé car il laisse penser à une release stable et robuste, j’aurai plutôt opté pour l’appeler MeeGo 0.9 pour ma part.
Si l’on considère que cette version n’est pas une release stable mais une preview, on peut alors lui passer ses défauts de jeunesse (stabilité, bugs, manque de complétude) et MeeGo s’avère très convainquant. Tellement convainquant que j’ai voulu l’installer et le garder comme second système (en cohabitation avec Ubuntu). Il me servira comme système joli, rapide et simple lorsque je n’ai que des utilisations non-créatrices passives à faire: web/mail/IM/détente multimedia.
Je pense que MeeGo a tous les atouts pour réussir et devenir une distribution majeure (une bonne base libre et ouverte et des soutiens de poids), et pourquoi pas pré-installé en standard OEM sur les netbooks en cohabitation avec le sempiternel Windows, là où Xandros et d’autres ont été un échec. Néanmoins ce succès ne viendra que si des développeurs se rallient en nombre au projet, que la base logicielle s’étoffe considérablement et que le support matériel soit bien plus vaste.
Il peut même faire venir sur Linux des éditeurs logiciels traditionnellement cantonnés à l’univers Windows (ex: Cyberlink qui va porter PowerDVD pour MeeGo).
Néanmoins, la concurrence peut se faire rapidement ne serait-ce que de la part des distributions existantes: l’intégration de certains composants et de l’interface utilisateurs doit être assez aisée à faire pour d’autres distributions (Mandriva prépare déjà sa version « MeeGo » de Mandriva Mini…).
Si vous avez du matériel pleinement compatible (CPU: Atom, Core2Duo, Core i / carte graphique Intel / Pas de puce wifi Broadcom), je vous conseille de tester MeeGo au moins en liveCD ou liveUSB.
Ubuntu Netbook Remix comme OS pour débutants
3/04/10
Mes parents sont tout frais, tout neufs au niveau de l’informatique. Ils n’ont quasiment jamais touché à un ordinateur. Ils ont toujours refusé d’en utiliser un pour leur activité professionnelle (tout au papier, crayon et calculette; et leur métier était 100% manuel), prétextant: « on s’y mettra quand on sera en retraite, on ne va pas se prendre la tête avec ça maintenant ».
Et pourtant j’ai toujours fait en sorte qu’il disposent d’un ordinateur à la maison, mais ils ne l’utilisent quasiment jamais, trop compliqué! Et les quelques essais qu’ils ont fait avec Windows ont été rapidement sans suite (le livre Windows pour les nuls traine toujours au fond d’un tiroir).
Toute opération nécessitant l’ordinateur: mise à jour du GPS, vidage des photos de l’APN, impressions, gravage de CD, envoi de mail, recherche sur le web, etc… sont reléguée pour quand les gamins passent à la maison…
Seulement voilà, la retraite a déjà sonné depuis presque 2 ans maintenant, le manque cruel d’autonomie face à cette bête étrange qu’est l’ordinateur se fait sentir. Frustration de ne pouvoir imprimer soi-même ses photos, vider l’APN, envoyer et recevoir des mails, aller chercher des infos sur le web, etc…
Le moment est opportun pour mettre en conjonction plusieurs effets levier
- l’installation récente d’un relais bricolé pour se connecter à un hotspot Neuf WiFi/SFR WiFi Public distant disponible dans leur village. Cela leur permettra d’avoir un accès d’appoint à Internet bien plus pratique que la pauvre connexion RTC dont ils disposent (ils n’ont pas besoin d’un abonnement ADSL à payer tous les mois pour l’instant pour leur usage). Avoir un accès à Internet plus rapide et plus simple que le RTC va les motiver à utiliser l’ordinateur.
- des distributions Linux très orientées grand public et faciles d’accès, qui sont apparues grâce à l’essor du marché des netbooks et des MID.
- n’ayant pas eu le temps d’avoir l’esprit formaté par l’utilisation de Windows, l’utilisation d’un OS Linux posera moins de problème, car non seulement plus simple, mais ils n’auront pas à faire face à la résistance naturelle au changement d’un utilisateur windows lamdba: « Je suis perdu, il est où mon menu démarrer. Mon bouton machin n’est plus au même endroit…mais comment je vais faire…c’est plus pareil…bla bla bla »
- des machines de taille ridicules avec une puissance correcte disponibles sur le marché: netbook et nettop. Ça réduit l’empreinte physique du gros ordinateur qui fait peur.
- une grande télévision LCD 30″, sur laquelle sera branché l’ordinateur (planqué puisque de taille minuscule). Facile d’approche (l’ordi c’est la télé) et permettant une bonne lecture sans avoir à se coller le nez sur l’écran et sans aller se cloître dans un coin du bureau.
Je me suis donc mis en recherche d’un système d’exploitation simple à utiliser pour mes parents, basé sur GNU/Linux de préférence.
Pourquoi Linux? Pour un premier constat de poids pour un débutant: la sécurité! Ne pas se soucier d’histoires de virus et d’antivirus, de vers, de trojans, de backdoor, rootkit, de réglage de firewall (et ceci même derrière un routeur), d’applications potentiellement dangereuses, de logiciels récupérés par-ci ou par là, d’installations qui foirent le système et le rendent instable, de désinstallation logicielle encore pire, etc… c’est déjà quelque chose d’énorme. L’installation facile et centralisée des logiciels est aussi un autre atout, tout comme la stabilité du système grâce au système de dépendances et la séparation des droits user/admin qui confère une qualité plus « foolproof » à l’utilisation du système.
De plus c’est beaucoup simple d’appréhender Linux qui est, je trouve, plus intuitif en beaucoup de points. Ceux qui pensent que Windows est plus simple, c’est tout simplement parce qu’on les a formé à Windows (et uniquement cela) de façon intensive, mais de premier abord Windows est très déroutant et pas simple d’approche. Et pour bien des cas cette formation a eu lieu dès l’école, car c’est l’éducation nationale qui forme à ses frais les utilisateurs pour que Microsoft les récupère comme clients captifs. Bref c’est comme si je disais que dans l’absolu la langue française est difficile à apprendre, et que quelqu’un dont c’est la langue maternelle me réponde: « ben non, j’ai plus de mal à apprendre l’anglais »…
Je vais donc vous faire un petit inventaire des systèmes que j’ai testé, en commençant par celui que j’ai retenu.
Ubuntu Netbook (aka Ubuntu Netbook Remix)

Voilà le candidat que j’ai retenu pour initier pour de bon mes parents et les rendre autonomes.
Pour le tester j’ai utilisé l’alpha de la version Lucid Lynx (10.4), j’ai même fait une petite démo à ma mère qui semblait plutôt convaincu. Le système démarre plutôt rapidement, même sur une machine pas très récente, l’essai était sur un Thinkpad T40 datant de 2003 branché sur la grosse TV 30″.
Le remplacement du bureau traditionnel par le lanceur d’application est redoutable d’efficacité pour un débutant. Il est possible de faire abstraction d’une bonne partie du système, l’objectif est que mes parents soient agnostiques au système d’exploitation et se concentrent quasi uniquement sur les applications.
Tout est organisé autour du lanceur, celui-ci reprend comme base le menu gnome, aussi il est facilement customisable via le menu Système > Préférences > Menu Principal, ainsi je ne vais faire afficher à mes parents que quelques applications (navigateur web, mail, visualisateur de photos, etc…) au début et au fur et à mesure qu’ils auront de l’aisance je leur rendrai visibles d’autres applications.
Les applications se lancent en plein écran par défaut, la barre de titre de l’application courante (avec son bouton de fermeture) est alors automatiquement intégrée dans le panel du haut qui liste aussi les applications en cours, le raccourci vers le bureau et les notifications. Il n’y a jamais plusieurs fenêtres qui se superposent dans tout les sens et qui créent la confusion chez un débutant, l’affichage est standardisé et homogène. Bref un bel effort de simplification et d’harmonisation plutôt bien réussi.
Au final pour un débutant c’est très simple à prendre en main, élégant et ergonomique. Il y a tout ce qu’il faut en logiciels dans les repositories Ubuntu (alias: Software Center) pour combler ses besoins. Il n’a pas grand chose à apprendre: une heure ou deux de familiarisation et c’est bon. Et un débutant, contrairement à un utilisateur windows à convertir, ne viendra pas vous réclamer par exemple d’avoir l’artillerie lourde d’Adobe Photoshop (piraté bien évidemment) pour retailler ses photos car il ne sait pas faire autrement.
L’intérêt d’Ubuntu Netbook c’est aussi d’avoir toute la puissance d’Ubuntu derrière comme base solide, stable et complète. Ce n’est pas un système au rabais, c’est juste une autre façon de penser l’ergonomie et l’utilisation du système. De ce fait je peux installer aussi tous les outils logiciels que j’utilise, comme ça je peux travailler sur leur ordinateur quand je passe chez eux, mettre les raccourcis dans un menu que je n’active que lorsque je suis là, afin de ne pas les perturber.
Après une brève démonstration à ma mère, je lui ai demandé d’aller me chercher la recette des ponchkis (beignets polonais que me faisait ma grand-mère), elle a allumé l’ordi, est allé sur l’onglet Favoris, a lancé Firefox et a tapé « recette ponchki » dans google et a trouvé une recette
L’iso pour l’utiliser en Live CD (c’est normal que ce soit assez lent en Live CD) ou l’installer sur disque dur est disponible à cette adresse: http://cdimage.ubuntu.com/ubuntu-netbook/
Mandriva InstantOn

Inspiré des mini distro du style Splashtop (appelé aussi « Express Gate », chez Asus) qui démarrent quasi instantanément et se réduisent à un minimum applicatif.
Mandriva commercialise InstantOn de deux façons:
- soit en OEM pour les intégrateurs et constructeurs d’ordinateurs, dans ce cas c’est customisé par Mandriva selon les spécificités voulues par le client.
- soit au grand public pour la somme de 9.90€, mais dans ce cas c’est « tel quel » avec juste quelques applications de base.
Force est de constater que ça marche très bien et ça répond exactement à ce qui est annoncé. Ça démarre très très rapidement, il n’y a que quelques applications mais ultra simple d’accès et d’utilisation.
Là où ça se corse c’est dès qu’on veut aller plus loin avec ce système et en faire un peu plus. On se confronte aux limites de ce système. Déjà la résolution uniquement en 4/3 (800×640, 1024×768 et 1280×1024) en 16bits, pour limiter les ressources du système il n’y a pas de serveur X, c’est du framebuffer ou un dérivé.
Mais le plus difficile c’est la customisation, je sais ce système n’est pas conçu pour ça, mais puisqu’il y a une base Mandriva derrière c’est possible et j’anticipe que les besoins de mes parents évolueront dans le temps (donc besoin de nouvelles applications, etc…)
L’ajout d’applications, la personnalisation du bureau et du lanceur d’applications n’est pas simple. Il faut aller lancer l’exécutable xterm avec le navigateur de fichiers depuis /usr/bin là on récupère une console et on peut commencer à faire des choses: installer les repositories pour les paquet RPM, et installer à la main en ligne de commande avec urpmi les applications voulues. C’est encore moins simple de rajouter des raccourcis pour ensuite pour lancer ces nouvelles applications (faut bien bidouiller). Mais pour ceux qui voudrons s’y tenter un forum utilisateur est disponible avec une petite communauté sympathique, des ressources, des trucs et d’astuces: Forum Mandriva IO (InstantOn). Un wiki plus sommaire est aussi disponible: http://wiki.mandriva.com/fr/Mandriva_InstantOn.
Je n’ai pas retenu ce système, car même s’il est très bien tel quel, il est trop restreint de base pour un usage comme système principal et s’avère trop compliqué à faire évoluer par la suite.
Android x86

Et oui le système Android pour smartphone, sponsorisé par Google, est aussi disponible sur ordinateurs conventionnels grâce au portage sur plateforme X86 (donc la plupart des ordinateurs du marché).
Concernant l’installation d’applications additionnelles, si votre système n’est pas lié à un constructeur ayant signé un partenariat avec Google, pas d’accès à l’Android Market. L’app store installé de base est extrêmement restreint et il vous faudra chercher et trouver par vous même sur le web les applis téléchargeable pour Android… pas simple.
Même si l’idée d’avoir Android sur un ordinateur est sympa au premier abord, l’interface est surtout pensée pour du tactile + quelques boutons de raccourcis… à la souris et au clavier finalement ça devient vite contre-productif.
Les menus sont ceux d’un smartphone sous stéroïde, finalement pas si sobre que ça pour des débutants et il y a des réflexes de navigation à acquérir qui ne sont pas forcément si intuitifs que ça.
Il vous faudra aussi disposer d’une carte SD lisible par votre ordinateur, car Android ne considère (d’après ce que j’ai vu) que la carte SD comme système de stockage.
Je pense que j’utiliserai probablement Android dans des hacks de matériels que j’aurai détourné de leur utilisation initiale. Mais ça ne rempliera pas les fonctions attendues pour mes parents.
Les iso sont disponibles à ces endroits: http://www.android-x86.org/ et http://www.androidx86.org/
Moblin

Moblin dispose selon moi de l’interface/gestionnaire de bureau intégré la plus originale et attirante à l’oeil au premier abord par son aspect et son ergonomie fluide. Je vous invite à regarder: la petite vidéo de démo de Moblin 2.0 ainsi que les captures d’écran de Moblin 2.1
Par contre c’est un projet (même s’il est désormais maintenu par la Linux Fundation) développé par Intel pour Intel, sans matériel 100% Intel point de salut.
L’iso est disponible à cet endroit: http://moblin.org/downloads
Pour tester Moblin sur un ordinateur standard, je me suis donc reporté sur Ubuntu Moblin Remix.
Ubuntu Moblin Remix
Ubuntu Moblin Remix est en fait un portage de Mutter (l’interface et le système de bureau de Moblin) sur une base Ubuntu. Cela permet de s’essayer avec la philosophie de l’interface utilisateur de Moblin sur un matériel qui n’est pas restreint à celui de Moblin (autre que tout 100% Intel).
On se rend vite compte que Moblin est orienté « réseau social » sur plusieurs panels (dont un avec twitter et last.fm imposés), pour des retraités sans affect social sur le net ce n’est d’aucun intérêt. Le navigateur web bien trop limité pour un usage desktop, pas de plein écran et retaillage laborieux des fenêtres pour toute application hors de celles adaptée pour Moblin, le concept d’un bureau virtuel par application lancée (appelé « zone ») est vraiment lourdingue à l’usage… sinon c’est joli et sympa, mais ça s’arrête là.
Il est possible d’installer des applications non optimisées pour le bureau Moblin (en gros tout ce qui est disponible via les dépôts Ubuntu), mais là tout devient bancal à cause des fenêtres, barre de titre, etc… non modifiées pour fonctionner avec Moblin, et cela devient au quotidien très frustrant à utiliser.
Bref Moblin est un concept original et très intéressant, avec des idées à développer et à reprendre du côté de Gnome ou KDE, mais il n’a rien à faire sur un ordinateur conventionnel, il est bien plus approprié sur un smartphone, une petite tablette ou un MID, et surtout pour des utilisateurs connectés et complètement dépendants aux réseaux sociaux.
Pour l’iso d’installation, je l’ai trouvée ici: http://cdimage.ubuntu.com/ubuntu-moblin-remix/releases/9.10/release/
Les recalés d’entrée
- Passons sous silence Ordissimo (système certes basé sur Debian, mais complétement fermé), EasyOs (j’ai jamais accroché).
- Oublions les cloud OS: Jolicloud, ChromeOS, … car les parents auront une connexion peu consistante au net (Neufwifi), et puis je suis un peu de l’avis de Richard Stallman vis-à-vis du Cloud Computing (et surtout par rapport à l’acception maketing-buzz-grand-public-medias du terme « Cloud Computing » de n’utiliser que des services en ligne. L’utilisation de serveurs virtuels taillés sur demande et disponibles selon l’utilisation de ressources, ce qui est l’origine du terme Cloud Computing c’est bien autre chose à mon sens!).
- Les mini-distributions Slax et Slitaz sont vraiment très bien (j’adore Slitaz, que ce soit dit au passage), mais vraiment trop « geek » d’approche pour mes parents.
L’installation chez mes parents fait parti d’un plan en trois temps:
1. récupérer un hotspot « Neuf WiFi » en relais
2. initier mes parents à l’usage d’un ordinateur et de l’internet (OS libre inside)
3. dépasser les limites et restrictions (à la mode chinoise) de Neuf WiFi pour réellement travailler depuis de tels hotspots grâce à OpenVPN et ne pas faire que du www sur son minitel nouvelle génération.
Arte+7 directement dans Totem via un plugin
10/03/10
Pour ceux qui apprécient le service de télévision de rattrapage Arte+7 de la chaine franco-allemande Arte, mais que ça gonfle d’aller sur le site web d’Arte, se taper la navigation, l’interface lourde et le pire de tout « Flash », il existe désormais un greffon pour Totem permettant d’intégrer directement le service à Arte+7 à Totem.
Totem c’est le petit nom du lecteur video par défaut d’Ubuntu, au cas où certains ne seraient pas au courant.
Ce greffon liste des vidéos disponibles via le flux rss, affiche titre et vignette et vous permet d’un double-clic de lancer la lecture à la demande, comme c’est déjà le cas en standard pour la BBC, Jamendo et Youtube.
Il était dores et déjà possible, directement dans la page web, de visionner les vidéos sans le lecteur flash grâce au plugin totem pour Firefox qui permet de lire le format wmv (voir cette note). Mais avoir cette fonctionnalité directement intégrée à votre lecteur video, sans passer par le navigateur web, la navigation obligatoire en flash et d’avoir un accès simple et efficace aux vidéos disponibles, est un plus et une aisance indéniable.
Pour installer le greffon, deux possibilités:
- à partir des sources: via git ou en archive tar.gz disponibles à cette adresse http://gitorious.org/totem-plugin-arte
- pour Ubuntu directement à partir du dépôt PPA suivant: https://launchpad.net/~malaria/+archive/ppa
Perso, en bon barbare, je ne me suis pas ennuyé à utiliser le repository, j’ai juste récupéré le dernier paquet .deb en date qui va bien pour ma version d’ubuntu et mon architecture, directement ici: https://launchpad.net/~malaria/+archive/ppa/+packages
Un fois le greffon installé sur votre système, il ne reste plus qu’à l’activer:
Lancez Totem (alias « Lecteur Video« ), allez dans le menu Edition -> Greffons et cochez Flux Arte+7
Il est possible de configurer la langue (français ou allemand) et la qualité des vidéos (haute ou moyenne).
Source: foreground noise
Note: Arte+7 n’est normalement accessibles qu’aux IP de certains pays européens: France, Allemagne, Belgique, Suisse, Belgique.
Attention à compter du 20 Mai 2010 la partie ci-dessous est désuette, Arte ayant décidé de passer son site au tout Flash. Vous ne pouvez désormais que regarder en Flash sur le site et par la même occasion faire chauffer vos ordinateurs à cause de la gourmandise en ressources propre à Flash.
Note: Pour visualiser sur le site d’Arte les vidéos sans utiliser le lecteur flash, grâce au plugin Totem pour Firefox (intégré en standard avec Ubuntu), cliquez sur la droite de la fiche de la vidéo « Changer mes paramètres vidéos (qualité et format)« , puis choisir Windows Media (qualité Haute ou Moyenne, selon votre bande passante)
Les plugins VLC pour Firefox ou Mplayer pour Firefox doivent faire à peu près la même chose pour la lecture sur site… je trouve juste que Totem est mieux intégré au système et au navigateur (possibilité de plein écran, de visualisation déportée dans une instance autonome du lecteur, de copie de l’url de la video…)
Disk Manager, le fstab version graphique
26/03/09

J’ai conseillé le logiciel Disk Manager à quelqu’un qui se prenait la tête avec son fstab pour monter une partition, trouver l’UUID et qui n’était pas très adroit ou très enclin à éditer sa table de montage à la main avec un éditeur de texte.
Apparemment ça lui a été très utile et il a adopté ce logiciel de suite, donc cela peut surement être le cas pour d’autres personnes.
Script d’upload sur omploader pour Gnome
23/03/09
Pour envoyer et héberger sur le web des images afin de les partager sur IRC, messagerie instantanée ou sur des forums, j’utilisais le service pix.nofrag.
Et par soucis de faire cela de façon pratique, j’utilisais un script bash pix.sh (qui utilise Zenity et curl, couplé à une action Nautilus) afin de n’avoir qu’à faire que deux clics sur mon fichier image, depuis le bureau ou l’explorateur de fichier, pour l’envoyer et récupérer l’url de l’image.
Or pix.nofrag est désormais fermé… Je me suis donc reporté sur Omploader.
Il existe certes une extension Firefox pour omploader, mais je préfère avoir cette fonctionnalité intégrée directement au bureau Gnome.
Donc j’ai modifié le script pix.sh afin de faire la même chose mais avec omploader.

Spotify fonctionne sur Linux avec Wine
10/02/09

Je ne ferais pas un présentation de Spotify, ce service d’écoute de musique en streaming avec une petite connotation communautaire (il en faut en ce moment si l’on veut faire parler de son site ou service en ligne) à l’aspect piqué sur iTunes et Songbird, d’autre blogs et sites de buzz à l’affut de la moindre « news » le font déjà très bien.
Non, l’information importante ici, c’est que Spotify fonctionne également sur GNU/Linux grâce à Wine!
LftpFS, le mirroir facile avec FUSE
1/12/08
LftpFS est un système de fichier utilisant FUSE (FUSE est implémenté nativement dans les noyaux 2.6.x de GNU/Linux), permettant de monter en lecture seule un serveur distant dans le système de fichier local.
Les atouts de LftpFS sont d’une part qu’il utilise le client LFTP en backend et permet donc d’utiliser les protocoles FTP, HTTP, FISH, SFTP, HTTPS et FTPS et de pouvoir fonctionner au travers de proxies (donc plus flexible que CurlFtpFS).
Et d’autre part il implémente un système de mise en cache automatique afin de pouvoir faire un miroir « intelligent » qui stocke temporairement (durée à définir) en local la structure et les fichiers, uniquement selon la demande.
Des règles de filtrage basées sur REGEX pour inclure ou exclure d’éventuels fichiers et/ou dossiers peuvent être également utilisées.
Bref, c’est une solution pratique et simple pour faire un miroir sur votre réseau d’un serveur ftp et de le rendre disponible à votre guise via FTP, Web, Samba, etc… puisque accessible via le système de fichier.





